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1- Les formats
Au début des années 1990, l'industrie du cinéma cherche une solution pour enrichir le son analogique présent sur les films. Le défi technique consiste à faire tenir un maximum d'informations sur le peu d'espace de la pellicule qui soit encore disponible, c'est-à-dire entre les perforations. Dolby d'abord puis DTS innovent en partant du principe que les informations supplémentaires sont encodées numériquement. Elles viennent s'ajouter à la bande sonore habituelle, qui reste ainsi lisible par la totalité des projecteurs de cinéma. Leur succès n'aurait pas été possible sans cette rétrocompatibilité. Les salles qui s'équipent du matériel adapté (système de lecture du son et panoplie d'enceintes) peuvent alors présenter un son mutlicanal à l'aide des formats Dolby et DTS. Ce qui a été créé pour le cinéma se retrouve dans l'univers du Home Cinéma.
Le Dolby Surround
Ce format, le premier développé par Dolby, permet d'ajouter un canal aux deux canaux classiques d'une configuration stéréo. Il s'agit du canal surround. Pour être correctement restituée, cette solution analogique nécessite un matériel équipé d'un décodeur Dolby Surround Pro Logic et Prologic II. Si ça n'est pas le cas, la rétrocompatibilité vers le simple stéréo est possible. Certains programmes TV utilisent ce format.
Le Dolby Digital
Il s'agit d'un format numérique qui permet d'encoder de 1 à 6 canaux pour une restitution allant du mono au 5.1. La compression impose des débits de 32 à 640 kilobits par seconde. Le Dolby digital est devenu le format sonore standard pour le DVD. Parmi les décodeurs qui supportent ce format, le Dolby Digital et Digital Surround EX sont les plus courants.
Le DTS
Le digital theater sound (DTS) est un format qui supporte jusqu'à 8 canaux dans des débits variables de 32 à 4096 kilobits par seconde. Le taux de compression et les pertes de qualités qui en résultent peuvent donc être moindres que certains sons encodés au format Dolby. S'il est couramment pris en charge par les ensembles Home Cinéma, il est moins répandu chez les éditeurs de DVD.
2-Normes et décodeurs
Un son encodé dans un format précis peut être interprété de différentes manières selon le décodeur employé.
Chez Dolby
Dolby Surround Pro Logic, Pro Logic II et Pro Logic Iix
Le Dolby Surround Pro Logic et Pro Logic II sont des décodeurs de signaux au format
Dolby Surround. Ce logo ne se retrouve donc que sur du matériel et non sur les sources. Le Dolby Surround Pro Logic peut extraire un quatrième canal (le canal central) d'une source Surround. Le Pro Logic II peut en ajouter un cinquième et le Pro Logic IIx un septième. L'apparition du Dolby Digital permettant un codage numérique sur 6 canaux natifs est une avancée importante.
Dolby Digital et Digital Surround EX
Ces deux décodeurs prennent en charge les sources encodées au format Dobly Digital. Le Dolby Digital reprend les caractéristiques que nous avons vues précédement, c'est-à-dire un son jusqu'en 5.1. La version EX ("extended", littéralement, étendue) ajoute un canal arrière supplémentaire pour atteindre du 6.1. Ce procédé permet de générer des effets sonores sur 360°.
Chez DTS
Le DTS ES 6.1 Matrix ou Discret
Le principe est le même que le Dolby EX, le décodeur se réfère à un encodage en
DTS. Il met place un canal supplémentaire d'effets arrière. Dans le cas du DTS ES 6.1. Discret, l'encodage intègre un canal spécifique. La spatialisation qui en résulte est encore plus précise. Le Matrix peut être extrapolé jusqu'au 7.1.
3-Les formats de la haute définition
Les formats audio susceptibles d'être considérés comme faisant partie de la grande famille de la haute définition sont encore peu répandus. Leur existence est rendue possible par l'augmentation importante des capacités de stockage offertes par les nouveaux formats HD-DVD ou Blu-ray. La compression des séquences audio est divisée par deux, voire par quatre en fonction des technologies. Alors que la compression a pour particularité de détruire une partie des informations, certains formats dits "loosless" apparaissent, c'est à dire sans aucune perte de qualité.
Technologies Dolby
Le Dolby Digital Plus (DDP+)
Il s'agit d'une évolution haute définition du Dolby Digital. Ce format spatialisé sur huit canaux reste compatible avec le matériel certifié Dolby Digital. Il se retrouve sur le HD-DVD compressé à 3 Mb/s et sur les Blu-ray Disc compressé à 4,7 Mb/s. Même si la compression entraîne une légère perte de données, la qualité atteinte est tout à fait satisfaisante.
Le Dolby True HD (DTHD)
Ce format (et norme) est encore peu courant. Il correspond à un son multicanal sans aucune perte. Il s'agit d'un son parfaitement fidèle aux enregistrements studios, au bit près. Le nombre des canaux peut être porté à 7 + 1 caisson de basses.
Le cas THX
Le DTS HD
Contrairement aux idées reçues, le THX ne désigne pas une technologie de restitution du son, mais une certification de qualité du son produit par un ensemble Home Cinéma. Les critères principaux portent sur la bande passante, la balance des fréquences, l'homogénéité des satellites avant et arrière, les qualités de positionnement du son, l'ergonomie de l'interface, la qualité de la fabrication...
Ce logo apparaît donc comme un gage de qualité, mais les constructeurs jugent
les coûts de certification trop élevés et sont de plus en plus nombreux à s'en passer.
Technologies DTS
Le DTS HD
Le principe est identique à celui proposé par Dolby. Il s'agit d'un format qui peut avoir recours à huit canaux dans un débit maximal de 6 Mb/s. Même si le format requiert une légère compression, aucune perte audible ne vient altérer le son.
Le DTS-HD Master Audio
Ce format sans aucune perte (loosless) s'imposera probablement comme le concurrent du Dolby True HD. Il pourra délivrer huit canaux avec un débit variable pouvant aller jusqu'a 24,5 Mb/s. Il ne sera compatible qu'avec le format HDMI 1.3
La définition au cœur du problème
Si l'on voit valser les chiffres dès que l'on parle de HD, c'est que la définition d'une vidéo ou d'un écran est exprimée par un nombre suivi d'une lettre, par exemple 720p, 1080i ou 1080p. Le nombre représente les lignes d'une image. Pour être complet, le format de l'image devrait être donné sous la forme "colonnes x lignes", soit pour une image 720p, 1280 x 720. En pratique, on abrège en ne gardant que le deuxième nombre. Plus il y a de lignes, meilleure est la définition de l'image. Une image de 1080 lignes est donc de meilleure qualité qu'une image de 720 lignes. En comparaison, la télévision analogique actuelle utilise 576 lignes. C'est presque deux fois moins qu'une image haute définition de 1080 lignes.
Mais il y a un autre paramètre à prendre en compte pour mesurer la définition d'une image. C'est la lettre qui suit systématiquement le nombre de lignes. On trouve soit un "i" qui signifie "interleaved" en anglais, "entrelacé" en français, soit un "p" qui signifie "progressive scan", c'est-à-dire "balayage progressif" en français. Derrière ces noms complexes se cachent deux manières complètement différentes d'afficher les images sur un écran de télévision ou avec un vidéoprojecteur. En mode "i", entrelacé, chaque image est divisée en deux ; d'un côté les lignes impaires, de l'autre les lignes paires. Au lieu d'afficher toutes les lignes à l'écran, le téléviseur affiche les lignes impaires puis les lignes paires de chaque image. C'est l'oeil qui se charge de reconstituer l'image complète. L'écran n'est activé qu'à moitié à chaque fois, donc moins lumineux que si toutes les lignes étaient allumées. Autre conséquence, le scintillement, cet aspect brillant bien connu de l'image de TV.
En mode progressif, toute l'image est affichée à chaque fois, l'écran est alors éclairé en entier, les images sont plus lumineuses et plus précises grâce au nombre de pixels doublé. La bande passante utilisée est donc deux fois plus élevée, la place occupée sur un DVD également, et il faut plus de puissance pour traiter l'image et l'afficher. En pratique, la différence entre des vidéos 720p et 1080p est aisément visible à l'oeil nu, sur un écran d'une résolution Full HD bien entendu. En revanche, on estime que la différence entre des vidéos 1080i et 1080p n'est pas flagrante à l'œil nu...
HD Ready ou Full HD ?
Évidemment, avec toutes ces résolutions différentes, le grand public avait du mal à s'y retrouver. Nous avons donc assisté à l'apparition du logo HD Ready et des logos Full HD.
Le logo HD Ready est associé à un label décerné par l'EICTA (European Industry Association for
Information Systems, Communication Technologies and Consumer Electronics). Pour
en bénéficier, un téléviseur doit remplir des critères bien précis :
• avoir un format d'image 16/9ème ;
• avoir une résolution permise par la dalle de 720p ou 1080i ;
• disposer de connectique numérique nécessaire pour restituer la qualité du signal haute définition : HDMI ou DVI ;
• intégrer le protocole anticopie européenne (HDCP) ;
• accepter les formats vidéo en 1280 x 720 à 50 et 60 Hz en progressif (720p), ou en 1920 x 1080 à 50 et 60 Hz en entrelacé (1080i).
Mais attention, ce qu'il faut lire entre ces lignes, c'est qu'un matériel HD Ready n'est pas obligé de lire du contenu 1080p, la plus haute résolution disponible. D'ailleurs, en pratique, aucun n'en est capable hormis les téléviseurs appelés "Full HD", soit le haut de gamme de la HD. Mais là, attention, pas de label certifié par un organisme indépendant, chaque constructeur fait ce qu'il veut ! C'est ainsi qu'on a quasiment autant de logos que de constructeurs et qu'ils ne correspondent pas tous à la même chose.
Certains téléviseurs affichés 1080p ne disposent, par exemple, que d'entrées capables de recevoir que du 1080i. La conversion est ensuite faite en interne par le téléviseur. La différence n'est pas toujours visible, mais le procédé reste pour le moins étrange et discutable.
Première publication dans Ecran Plat magazine n°8, Août/Septembre 2007.
Après 30 ans de règne, la péritel cède sa place à la prise HDMI (pour High Definition Multimedia). Cette nouvelle norme signe le basculement de l'audio et de la vidéo dans l'ère du tout numérique, mais aussi dans la prise en compte des problématiques de protection de droits. Ce connecteur est en fait une déclinaison de technologies issues de l'informatique. Il s'inspire des prises USB, DVI et FireWire qui équipent bon nombre d'ordinateurs. Il va plus loin en permettant le transport d'une masse phénoménale d'informations : on peut faire passer un débit de 5 Gb/s par une HDMI, c'est à dire équivalent au flux de 500 DVD simultanés ! Largement suffisant pour transporter des vidéos encodées en Haute Définition.
Point de haute définition sans HDMI
Avec un seul câble, on peut faire transiter un flux vidéo haute définition de 1920 x 1080 pixels en format non compressé, du son sur 8 pistes non compressées au format 24 bits/192 kHz, accéder à un système anticopie le HDCP (High Bandwith Digital Content Protection) ou encore envoyer des instructions entre les appareils connectés.... Un système à gros potentiel et simple à mettre en oeuvre... Cela explique sans doute le fait que la HDMI a été adoptée par tous les acteurs du marché. Par l'intermédiaire d'un consortium de marques, constructeurs et fournisseurs de contenus se sont mis d'accord pour l'intégrer dans tous les types de matériels. L'évolution de la norme est constante, à tel point qu'aujourd'hui, certaines incompatibilités surviennent entre par exemple un vidéoprojecteur équipé de la version 1.0 et un lecteur de DVD qui a de son côté une version 1.2a. Pour mieux comprendre l'origine de cette incompatibilité, faisons un petit voyage dans le temps.
Décembre 2002, la naissance
La première HDMI voit le jour dans sa version 1.0. A l'époque, ce connecteur ne mesurant que 15 mm de large et comportant dix neuf contacts ne soulève guère d'enthousiasme. Ses performances restent modestes, même si elle permet déjà de transporter un signal vidéo HD en 1080i et un son audio numérique multicanal en 2.0 par l'intermédiaire d'un seul câble. Les premiers appareils dotés d'une prise HDMI se font attendre. Il faudra patienter jusqu'en 2003 pour voir arriver les premiers téléviseurs et amplis intégrant cette prise. En mai 2004 la version 1.1 est finalisée. Elle bénéficie de nombreuses évolutions : la bande passante est augmentée, le DVD Audio est supporté, les signaux audio numériques multicanaux non compressés (PCM) et les signaux vidéo en 1080p sont accessibles. C'est le début d'un succès qui se révèlera fulgurant. En quelques mois, les constructeurs l'adoptent et l'intègrent sur tous les téléviseurs, vidéoprojecteurs et amplis.
Version 1.2 et 1.2a
En août 2005 débarque la version 1.2. Si physiquement la prise reste identique à chaque version, le protocole est modifié et présente des incompatibilités avec sa précédente version. C'est à ce niveau que peuvent survenir des problèmes de communication entre les appareils et entraîner l'irruption d'écrans noirs ou l'absence de son. La prise HDMI 1.2 apporte dans ses bagages le support du SACD (Super Audio CD). Le flux audio DSD issu de ses disques audio multicanaux est reconnu et transmis à l'amplificateur. Quelques mois plus tard, en décembre 2005, le protocole HDMI évolue vers la version 1.2a.
Le CEC
Cette dernière version met en place le CEC (Consumer Electronic Control). Il s'agit d'un protocole de communication entre les différents appareils reliés en HDMI. Comme sur notre bonne vieille prise péritel, un signal est envoyé à travers la prise lorsque, par exemple, vous appuyez sur la touche "lecture" de votre lecteur DVD. Le téléviseur s'allume et se positionne automatiquement sur le bon canal, en ayant pressé un seul bouton. Ce protocole de communication fonctionne avec des appareils de marques différentes. Il permet également de simplifier la programmation des enregistrements : il suffit d'aller dans le guide électronique des programmes (EPG) du téléviseur avec TNT ou d'un décodeur externe TNT, de sélectionner l'émission à enregistrer et automatiquement l'enregistreur sera mis à jour pour effecteur cette opération.
La dernière : la version 1.3
Le 22 juin 2006 arrive enfin la version 1.3. Elle permet à la HDMI de passer à la vitesse supérieure. La bande passante est accrue : on passe à 10,2 Gb/s, et de nouvelles fonctions voient le jour comme le Deep Color, le Lip Sync ou le xvYCC. Enfin, l'audio haute définition arrive, le Dolby Digital Plus, le Dolby TrueHD et le DTS HD sont supportés. Au passage, la prise HDMI, de type A, en profite pour se décliner en deux autres connecteurs : Type B et Type C. Le premier est plus large et est destiné au monde informatique, il permet de doubler la bande passante et d'accéder à des résolutions de 2560 x 1400 pixels. Le deuxième est plus petit. Ce mini HDMI est dédié aux appareils nomades comme les appareils photos ou caméscopes numériques. La compatibilité entre ces connecteurs est assurée à 100 %.
Alors, à quel HDMI se vouer ?
Pour profiter au maximum de la HD en vidéo et en audio, il est préférable que chaque élément qui compose votre chaîne audio-vidéo soit muni d'une HDMI dans sa version 1.3, c'est la garantie d'accéder à toutes les fonctionnalités. Il est bien entendu possible de brancher un lecteur de HD DVD avec HDMI 1.3 à un téléviseur qui lui ne sera que 1.2 ou 1.1... vous aurez alors une image en 1080p, mais si tout ce petit monde s'entend vous perdrez l'amélioration de la colorimétrie.
Première publication dans Ecran Plat magazine n°8, Août/Septembre 2007.
Peritel
Qu'ils soient issus de l'informatique ou présents depuis le début de l'électronique grand public, les câbles tiennent une place non négligeable dans notre quotidien. Il ne faut pas les considèrer comme la cinquième roue du carrosse. Bien au contraire, ils sont les liaisons entre nos appareils et à ce titre doivent être traités à leur juste valeur. Si l'image n'est pas bonne, c'est peut être le câble qui est en cause. La plupart du temps, on pense à investir dans un matériel au top mais si les câbles sont de piètre qualité, le spectacle est amoindri e le spectateur déçu. Dans une installation, le budget câble ne doit, sous aucun prétexte, être négligé sans quoi des problèmes surviennent. Privilégiez les connecteurs plaqués Or. Ils ne sont pas oxydables et donc résistent mieux au temps. Dans la mesure du possible, faites confiance aux grandes marques qui apportent une attention toute particulière à la fabrication de ces connectiques.
La péritel
C'est le plus connu des connecteurs sur un écran de télévision puisqu'elle date de 1980. Il est aussi appelé SCART et composé de 21 broches. Elle véhicule à la fois la vidéo et l'audio analogiques et est largement utilisée dans le domaine de l'électronique grand public sur les lecteurs DVD, décodeurs câbles et satellites et autres décodeurs TNT. Elle permet notamment de " chaîner " les appareils audiovisuels entre eux.
Le HDMI
Péritel numérique, ce connecteur transporte la vidéo et l'audio numériques. C'est, en théorie, le meilleur mode de liaison. Encore jeune, le HDMI va petit à petit remplacer la prise péritel que l'on connaît aujourd'hui. Un écran capable d'afficher des images haute définition (HD) doit posséder ce type de connecteur. Il est doté d'un système de protection contre la copie. Il permet, comme la péritel classique, de " chaîner " les appareils audiovisuels.
Le s-vidéo
Aussi appelé Ushiden ou Y/C, ce connecteur véhicule un signal vidéo analogique. Le nom s-vidéo vient de Sony-vidéo, première marque à utiliser cette prise. La luminance (lumière) et la chrominance (couleur) sont transportés par deux câbles distincts, à la différence du connecteur Composite. Les résultats sont meilleurs. On trouve les connecteurs sur des caméscopes analogiques, des consoles de jeux, des lecteurs DVD et à l'arrière des amplificateurs audio/vidéo.
Le composite
Signal exclusivement vidéo contenant toutes les composantes de l'image en un seul câble. Très répandue, le composite est à déconseiller avec les équipements de haute résolution comme les lecteurs de DVD, caméscope récent, ... On trouve le connecteur Composite à l'arrière de magnétoscopes, lecteurs DVD, caméscopes, consoles de jeux et amplificateurs audio/vidéo.
Le YUV
Ce connecteur est idéal pour les liaisons de haute qualité. C'est la connexion à privilégier pour un signal vidéo numérique. Pour diffuser du contenu haute définition, l'écran plat doit proposer une telle option de branchement.
Le signal vidéo est décomposé entre la luminance, Y et la chrominance, C. Cette dernière est séparée en deux signaux distincts : U et V. Les prises sont du type RCA.
Le DVI
Contraction de Digital Vidéo Interface, c'est un connecteur qui permet de transmettre un signal vidéo entièrement numérique d'une carte graphique à un écran. Issu de l'informatique, ce type de prise arrive progressivement dans l'électronique grand public. Sa présence est obligatoire pour un écran plat qui diffuse du contenu haute définition et il permet d'empêcher la copie. Il existe deux types de DVI, le DVI-I qui accepte les signaux analogiques et numériques et le DVI-D qui ne supporte que les signaux numériques.
Le VGA
Aussi nommé D-Sub15, le connecteur VGA, issu de l'informatique, véhicule un signal vidéo analogique entre une carte graphique et un écran.
Le RCA
La prise RCA (Radio Corporation of America) est aussi appelée prise Cinch. Elle est couramment utilisée dans l'audio/vidéo. Les connecteurs RCA mâles sont constitués d'un doigt central entouré d'un anneau métallique. Les prises RCA femelles sont constitués d'un trou central cerclé d'une partie métallique isolée.
Le jack
Un connecteur jack peut être monophonique, il comporte alors deux contacts (une référence et un contact) ou stéréophonique, avec trois contacts (une référence et deux signaux). Particulièrement utilisé par les casques audio et les cartes son en informatique, ces connecteurs diffusent un signal exclusivement audio.
L'antenne TV
De type coaxial, le câble d'antenne TV permet de relier l'antenne à la télévision. Elle véhicule les signaux audio et vidéo.
L'USB
Abréviation de Universal Serial Bus, cette prise permet de connecter des appareils informatiques à un ordinateur ou à tout autre équipement électronique doté de cette prise. Le connecteur supporte les branchements et débranchements même lors que les appareils fonctionnent. Il peut fournir du courant électrique pour recharger, par exemple, un téléphone portable ou un disque dur. Il existe plusieurs connecteurs USB répondant à différentes vitesses d'échanges de données. L'USB 2.0 Full Speed permet des échanges à une vitesse maximale de 12 Mbits/s (ex USB 1.1) et l'USB High Speed transporte les données à une vitesse maximale de 480 Mbits/s (USB 2.0).
La fibre optique
Support acheminant des données numériques sous la forme de lumière. Le câble est constitué d'un cylindre de verre extrêmement fin entouré d'une couche de verre concentrique assimilable à une gaine.
Le port série
Servant à véhiculer des informations " en série ", ce câble permet de relier des systèmes (ordinateur ou autre appareil électronique) entre eux afin d'échanger des données. Par exemple, un écran tactile est relié à l'ordinateur par un câble série.
Le RJ45
Contraction de Registered Jack, ce connecteur est essentiellement utilisé pour les réseaux informatiques. Il est composé de 8 broches. Ils acceptent plusieurs vitesses de transfert.
Le firewire
Aussi nommé port IEEE1394 ou encore i.link, ce connecteur permet de brancher des appareils qui nécessitent des échanges rapides de données (disque dur, imprimantes, caméscopes, etc.). Comme l'USB, le branchement peut s'effectuer à chaud, c'est-à-dire lorsque les appareils fonctionnent.
L'année 2006 restera celle où l'on a coupé les fils pour libérer la musique. Sous l'impulsion de l'entrée fracassante des mobiles-baladeurs MP3 sur le marché, des casques stéréo sans fil pour mobiles se sont développés. Non seulement ils permettent d'écouter la musique stockée sur le mobile mais, en prime, ils réagissent à chaque appel. La musique se coupe alors automatiquement avant de reprendre à la fin de la conversation autorisée par un micro embarqué par le casque. Cette géniale invention est l'œuvre de Bluetooth, une technologie qui permet à votre mobile et au casque de converser sans fil via des ondes de courte portée (10 mètres en général). Il suffit de relier le casque au téléphone (on dit "appairer") pour profiter de son mobile-baladeur sans le sortir du sac. Dernière tendance : les clips Bluetooth équipés de discrets écouteurs filaires... renouant donc avec les fils qui s'emmêlent.
A2DP et AVRCP : les bons profils
Jusqu'alors réservée aux conversations monophoniques, la technologie Bluetooth dopée avec le profil A2DP (Advanced Audio Distribution Profile) autorise désormais la stéréophonie. Actuellement, seuls quelques mobiles l'acceptent mais tous les mobiles-baladeurs devraient rapidement l'adopter. Crème de la crème, certains casques stéréo Bluetooth peuvent commander à distance les fonctions audio du mobile : avance rapide, passage d'un titre à un autre, réglage du volume... Un super pouvoir délivré grâce au profil AVRCP (Audio/Video Remote Control Profile). Retrouvez dans le tableau ci-contre un comparatif des quinze meilleurs casques Bluetooth stéréo du marché ainsi que la liste des mobiles-baladeurs compatibles. Certains d'entre eux sont commercialisés avec des adaptateurs Bluetooth (avec prise jack ou USB) qui permettent de rendre compatible une console de jeu, une chaîne hi-fi, un lecteur MP3, un PC... avec le casque sans fil.
Pour en savoir plus sur les profils de Bluetooth (en anglais) :
http://en.wikipedia.org/wiki/A2DP#Bluetooth_profiles
L'explosion des services de vidéo à la demande (VOD) présage une dématérialisation totale des fichiers multimédias. Adieu DVD, CD gravés et autres galettes digitales, vous allez entrer dans l'ère du tout numérique. Les solutions innovantes ne manquent
pas pour profiter de ses films numériques sur téléviseur. Si l'installation d'un câble reliant l'ordinateur au téléviseur est la méthode la plus simple, elle est souvent peu esthétique et imparfaite, car le panneau de contrôle du logiciel de lecture reste affiché sur l'ordinateur, qui reste ainsi immobilisé pendant le visionnage du film. Il existe aussi des ordinateurs dédiés au salon, appelés médiacenters, mais ces derniers nécessitent un investissement de plusieurs centaines d'euros. Il reste encore la possibilité de graver vos films sur CD pour les lire sur une platine compatible Divx, mais à la longue, l'opération devient vite fastidieuse et risquée, si l'on considère la durée de vie d'un CD gravé et sa sensibilité aux rayures. Un dispositif à la fois peu coûteux et facile à mettre en oeuvre a retenu notre attention. Certains les nomment "multimédiascopes" en hommage aux défunts magnétoscopes, ou encore disques durs multimédia.
Stockez, transportez, partagez
Vous stockez vos fichiers multimédias (musique, images, ou vidéos) sur un disque dur externe, en apparence classique, si ce n'est qu'il dispose de connecteurs dédiés aux téléviseurs et qu'il embarque un petit logiciel de lecture multimédia. Il systématiquement livré avec une télécommande qui le consacre à un usage de salon. Vous disposez alors une unité de lecture audiovisuelle autonome et mobile, car ces disques pèsent rarement plus de deux kilos. Vous pouvez ainsi transporter votre filmothèque en vacances, chez des amis, ou encore procéder facilement à des échanges de fichiers. Tous les lecteurs sont aussi capables de lire le jpg et le mp3.Nous avons constitué une sélection de quatre disques durs multimédia. Pour évaluer l'efficacité de la restitution vidéo, nous avons utilisé les séquences de l'excellent protocole Divx Test v2. Tous les tests ont été réalisés sur un écran Samsung LE26R73BD et quand cela était nécessaire, nous avons mis à jour le système d'exploitation du disque dur.
A moyen terme, le constructeur coréen a prévu d'atteindre une capacité de production de 350 000 unités mensuelles... La réalisation de l'usine a demandé des investissements équivalents à un demi-milliard d'euro. Pourtant, ce sont à peine 500 employés qui travaillent sur le site de l'usine A3, contre plus de 1500 sur les deux autres sites A1 et A2.
Il faut un peu moins de 36 heures pour fabriquer une dalle. Les premières opérations sont réalisées dans une immense salle aux airs de laboratoire. L'atmosphère y est contrôlée et la température stable. Des employés habillés de combinaisons blanches surveillent le bon déroulement des opérations. Les interventions humaines sont assez limitées, en tous cas au début du processus. LG a développé ses propres chaînes de production et ses propres robots qui se chargent des opérations les plus délicates. Inlassablement, des bras équipés de ventouses s'emparent des plaques de verres sur lesquelles seront apposées les couches qui retiendront les gaz du plasma.
De la dalle à l'écran
Une dalle peut devenir moniteur ou téléviseur en fonction des modules technologiques que va y greffer le constructeur. Les dalles plasma de grande diagonale sont en général destinées au marché de la télévision. La plus grande partie de la production qui sort de l'usine A3 est acheminée vers des chaînes d'assemblage de téléviseur de la marque LG. Le reste part vers d'autres chaînes d'assemblage d'autres marques. Sur place, elles seront d'abord enchâssées dans des coques, puis reliées au système électronique qui fait l'interface entre tuner, les connexions, le port infrarouge et les enceintes. Les systèmes sont alors testés, paramétrés et conditionnés. Sur une seule chaîne d'assemblage d'écrans Plasma, c'est un téléviseur toutes les 18 secondes qui est prêt à être expédié.
Le DLP, une invention Texas Instruments.
La technologie DLP est une solution de projection qui utilise un semi-conducteur optique afin de manipuler numériquement la lumière. Le semi-conducteur en question est appelé "matrice à micromiroirs numérique" (Digital Micromirror Device ou DMD). Il a été inventé par le docteur Larry Hornbeck de Texas Instruments en 1987.
Au cœur de chaque système DLP se trouve un semi-conducteur optique.
La puce DMD contient une matrice rectangulaire comportant jusqu'à 2 millions de miroirs microscopiques. La taille d'un miroir, ou plus exactement d'un micromiroir, est inférieure au diamètre d'un cheveu humain.
Lorsqu'une puce DMD est synchronisée avec un signal vidéo numérique, une source de lumière et une lentille de projection, ses miroirs peuvent réfléchir l'image sur un écran. La puce DMD et son architecture électronique sophistiquée réalisent alors le "Digital Light Processing" (Traitement numérique de la lumière).
Le flux numérique du code de l'image transmis au semi-conducteur active ou désactive chaque miroir plusieurs milliers de fois par seconde.
La lumière blanche devient colorée
Dans un système de projection DLP, la lumière blanche générée par la lampe passe à travers une roue chromatique via un jeu de prismes et de lentilles avant d'atteindre la puce DMD. La vitesse de rotation de la roue est très rapide : de 120 à 300 fois par seconde suivant les modèles. Elle filtre la lumière en rouge, vert et bleu à partir desquels un système de projection DLP d'une seule puce peut créer au moins 16,7 millions de couleurs. Les micromiroirs de la puce DMD sont fixés sur de minuscules charnières qui leur permettent soit de pivoter en direction de la source de lumière (position "activé") soit de s'en éloigner (position "désactivé"), créant ainsi un pixel lumineux ou sombre sur la surface de projection. Ils peuvent s'incliner sur leur axe de +/- 10°. En fonction de leur inclinaison, les micromiroirs laissent ou non passer la lumière colorée (le pixel est activé ou non). Cette lumière est alors renvoyée vers l'objectif).
Les blancs seront donc obtenus par une réflexion totale des miroirs alors que les noirs seront le résultat d'une non-réflexion.
L'état "activé" ou "désactivé" de chaque micromiroir est coordonné avec les trois couleurs élémentaires. Par exemple, un miroir devant projeter un pixel violet ne réfléchira que la lumière rouge et bleue sur la surface de projection.
Les avantages et les inconvénients
Naturellement, nos yeux mélangent ces couleurs pour obtenir la nuance voulue de l'image projetée. Un point coloré est le résultat d'un tour complet de la roue. La très grande majorité des roues chromatiques sont composées des trois couleurs élémentaires. Cependant, certains impératifs d'utilisation, comme lors d'une présentation dans une salle à forte lumière ambiante, ont obligé à équiper certains modèles d'une roue chromatique comportant le blanc en plus des autres couleurs. Cela renforce la luminosité de l'image produite au détriment de la fidélité du rendu du noir (plus vraiment très noir). Il s'agit là du premier problème de cette technologie par rapport à sa concurrente qu'est le LCD (Liquid Crystal Display). Autre point négatif de l'utilisation d'une roue chromatique : l'effet arc-en-ciel. En effet, certaines personnes arrivent à percevoir le changement de couleur lorsqu'un sujet bouge sur un fond clair ou sombre. On peut réduire l'effet en augmentant la vitesse de rotation de la roue ou le nombre de couleurs sur celle-ci. Ainsi, certains modèles sont équipés d'une roue chromatique à six segments (deux rouges, deux bleus, deux verts).
La technologie DLP possède par contre des avantages certains. Le premier est d'être organisé autour de la puce DMD dont les micromiroirs sont espacés de moins de un micron. Cela permet un "facteur de remplissage" très élevé et provoque ainsi un minimum de pixellisation contrairement à ce que peut donner un système équipé de la technologie LCD. Autre avantage : la lumière issue de la lampe subit moins de perte que dans un système LCD. Cela contribue à rendre l'image plus lumineuse.
La technologie DLP est appelée réflective (car la lumière est réfléchie par les miroirs), par opposition à la technologie LCD dite transitive.
Les téléviseurs, système de Home Cinéma et projecteurs professionnels dotés de la technologie DLP sont basés sur une configuration à une seule puce comme celle décrite ci-dessus. Par contre, pour les salles de cinéma équipées de systèmes de projection DLP Cinéma, c'est un système à trois puces DMD qui est utilisé. Il est alors capable de reproduire jusqu'à 35 trillions de couleurs.
La technologie DLP équipe aussi bien les vidéoprojecteurs que les rétroprojecteurs. L'écran est simplement placé à l'intérieur du bloc téléviseur pour un rétroprojecteur, et en dehors pour un vidéoprojecteur.
Première publication dans Ecran Plat magazine n°2, avril 2006