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Les magazines de la téléphonie mobile

Comprendre

Ai-je le droit de faire débloquer mon téléphone ?

Ai-je le droit de faire débloquer mon téléphone ?

Tout d'abord, il est utile de préciser ce qu'on entend par téléphone mobile bloqué ou plus couramment qualifié de "verrouillé" ou "simlocké". Comme son qualificatif l'indique, le téléphone mobile "simlocké" est en fait un terminal qui a été paramétré de telle sorte qu'il ne puisse être utilisé qu'avec la carte Sim (puce que l'on place dans son téléphone pour pouvoir accéder au réseau) d'un opérateur désigné. Dès lors, un abonné ne peut utiliser son mobile avec une autre carte Sim qu'à la condition que cela n'implique pas un changement de réseau. C'est le cas notamment lorsqu'un abonné passe, chez le même opérateur, d'une formule prépayée à un forfait.


Que dit la loi ?
Bien qu'autorisé, le simlockage est très encadré. Ainsi l'article 5 de la décision no 2005-1083 de l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) en date du 8 décembre 2005 prévoit qu'afin de garantir la liberté de choix des clients :
- l'opérateur a l'obligation d'informer l'abonné de l'existence de ce mécanisme préalablement à son activation ;
- l'abonné a le droit de demander à tout moment le déverrouillage ("désimlockage") de son terminal, éventuellement contre un paiement au montant prévu dans les tarifs de son opérateur ;
- l'opérateur a l'obligation de communiquer gratuitement à l'abonné la procédure de déverrouillage de son terminal à l'issue d'une période au plus égale à la durée de l'engagement éventuel du client auprès de son opérateur, ne devant en aucun cas excéder six mois à compter de la date de conclusion du contrat d'abonnement.

Légal et gratuit au bout de 6 mois
Il ressort donc de ces dispositions que, passé un délai de six mois, le client a le droit d'obtenir gratuitement la communication du processus de désimlockage de son terminal. Pour ce faire, il doit adresser un courrier recommandé à son opérateur, dans lequel il demande expressément que la procédure de déverrouillage lui soit communiquée.
Dès lors, l'abonné serait en droit de débloquer un téléphone mobile simlocké, d'autant que l'ARCEP met à la charge de l'opérateur l'obligation de communiquer au client les informations qui lui permettront de déverrouiller son terminal. Un abonné qui déverrouillerait lui-même son terminal ne devrait [JML1]pas pouvoir faire l'objet de poursuites de la part de l'opérateur. S'agissant des boutiquiers qui proposent ce service, la réponse est moins tranchée[JML2] car la faculté de désimlockage est prévue au bénéfice de l'abonné.


Que risquent les boutiques spécialisées dans le déblocage ?
Bien qu'il n'existe pas d'incrimination pénale expresse (contrairement à ce qui est prévu s'agissant du décodeur Canal+, cf. article 79-1 de la loi du 30 septembre 1986) sanctionnant le déblocage d'un terminal, cela n'exclut pas toutes les voies de recours des constructeurs. En effet, ces derniers pourraient fonder leur demande en justice sur le droit de la propriété intellectuelle, à condition toutefois qu'ils puissent démontrer que le déblocage porte atteinte à l'intégrité logicielle et/ou matérielle de leur terminal. À l'heure actuelle, nous n'avons pas d'indication tendant à laisser croire qu'une action de ce type a été engagée par un constructeur. Enfin, il convient de préciser que le constructeur pourrait également refuser le bénéfice de la garantie dès lors que le terminal aurait été désimlocké selon une procédure non conforme à celle établie par ses soins.

Auteur : Me Cathie-Rosalie JOLY
Fondatrice de NJuris.com - http://www.njuris.com
Cabinet d'avocat ULYS (Paris-Bruxelles)
cathierosalie.joly@ulys.net

Eurotarif, le roaming plafonné

Eurotarif, le roaming plafonné

Eurotarif : qu'est-ce que c'est ?

Devant l'exubérance des tarifs de roaming pratiqués par les opérateurs mobiles, Bruxelles a décidé, par un règlement du 30 juin 2007, d'imposer des plafonds pour la réception et l'émission d'appels mobiles dans l'Union européenne.

Les nouveaux tarifs

Ces plafonds d'itinérance internationale sont de 49 centimes d'euro la minute (hors taxe) pour les appels émis depuis l'étranger et de 24 centimes pour les appels reçus à l'étranger, ce qui représente une baisse de 40 %. Ils passeront respectivement à 46 et 22 centimes à l'été 2008, puis à 43 et 19 centimes à l'été 2009.
Notez que s'ils ne peuvent pas les dépasser, les opérateurs peuvent toutefois proposer des tarifs inférieurs à ces plafonds. C'est le cas, pas exemple, de l'opérateur " 3 " au Royaume-Uni.

Qui peut en profiter ?

Tout le monde, bien sûr ! Grâce à cette nouvelle réglementation, les Européens doivent pouvoir utiliser sans crainte de se ruiner leur téléphone mobile à l'étranger. Une fois la nouvelle offre acceptée par le client, l'opérateur dispose d'un mois maximum pour appliquer le tarif. Si le consommateur n'en fait pas lui-même la demande, il doit bénéficier automatiquement du tarif à compter du 30 septembre 2007.

Informations complémentaires
- les pages consacrées du site de la Commission Européenne, ici
- les pages de comparaison des tarifs des opérateurs européens, ici

TV Mobile, comment ça marche ?

TV Mobile, comment ça marche ?

Chez SFR, Orange et Bouygues Telecom
La télé mobile portée par la 3G et l'Edge
La télé mobile existe sur les portails Edge, 3G et 3G+ (HSDPA) des grands opérateurs. Vous pouvez regarder avec une qualité correcte plusieurs dizaines de chaînes qui empruntent le réseau de votre opérateur. Mais si trop de mobispectateurs se connectent au même endroit au même moment, le réseau sature rapidement ! Quant au tarif d'accès, la facture s'envole vite si on ne contrôle pas sa consommation. En cas d'addiction au service, il est conseillé de souscrire aux forfaits et options proposés par les opérateurs.

 

 

Forfaits
SFR met le paquet
Avis aux télémaniaques, SFR propose un forfait comprenant l'accès illimité à 40 chaînes. Le forfait comprend aussi 3 heures de communication vocales, les appels illimités 24h/24 et 7j/7 vers 3 numéros SFR et le surf sur le portail Vodafone live. Pour une qualité améliorée du service télé, SFR donne accès à son réseau 3G+ sans surcoût. Côté tarif, le forfait tout compris contre un engagement de 24 mois revient à 35 euros par mois les 6 premiers mois puis à 45 euros au-delà.

Demain
Wi-Fi, l'alternative
Les mobiles hybrides, capables de se connecter aux réseaux Wi-Fi et GSM peuvent aussi offrir un accès privilégié à la télé en mobile. Le " Twin Tact " de Neuf Cegetel par exemple comprend l'accès sans frais ni limitation plus de 20 chaînes de télévision et plus de 60 stations radios ! Il suffit de trouver un hotspot Wi-Fi à proximité.

Demain
La télé mobile haute définition retardée
Opérateurs et constructeurs n'attraperont finalement pas le ballon ovale de la coupe du monde de rugby pour transformer l'essai de la télévision sur nos portables, la fameuse TNT mobile. Techniquement prête, son lancement a été repoussé d'un an à l'été 2008. La faute à notre administration, qui a traîné des pieds dans le choix de la norme à adopter. Ce sera donc le DVB-H en France, une norme adoptée par la plupart des pays européens (France, Allemagne, Suède...), plusieurs pays asiatiques et l'Australie. Elle assure une télédiffusion de masse et de qualité sur téléphone mobile.

Une question d'énergie

Une question d'énergie

Si les mobiles ont gagné en finesse et en légèreté, la miniaturisation des batteries n'y est pas étrangère. Plusieurs générations se sont succédé, apportant chacune leur lot d'améliorations. Les batteries au nickel, très répandues dans les années 90, ont fait place aux batteries au lithium, plus chères mais beaucoup moins volumineuses. Pour connaître le type de batterie de votre mobile, regardez son étiquette où sont indiquées toutes ses caractéristiques. Vous y découvrez également une autre donnée, l'ampérage, exprimé en milliampère par heure. Celui-ci correspond à l'intensité électrique contenue dans la batterie. Contrairement aux idées reçues, un ampérage élevé n'est pas gage d'une autonomie plus importante mais assure uniquement une charge plus rapide.


Espérance de vie réduite

À batterie égale, le temps de décharge diffère selon l'utilisation que vous faites de votre mobile. Très gourmands, les services multimédias ou les fonctions réseau avancées (Wi-Fi, Bluetooth, 3G) la mettent à plat en quelques heures. Vient alors la recharge, limitée à quelques centaines de cycles. Vincent Thiry, responsable du site www.aboutbatteries.com, l'explique : " Une batterie, c'est un nombre de cycles de charge défini. Vous disposez d'environ 1500 recharges pour les batteries au nickel et 700 pour celles au lithium. " À raison d'un cycle de charge tous les trois jours en moyenne, votre batterie commencera à montrer des signes de faiblesse après deux ans de bons et loyaux services. Reste alors à vous en procurer une nouvelle. Hautement toxiques, les batteries usagées doivent faire l'objet d'un traitement spécial, ne les jetez donc pas à la poubelle, déposez-les plutôt dans des bornes de collecte. L'avenir des batteries ? Le combustible, annoncé pour 2015, dont la durée de vie correspondra à celle de votre mobile.

 

Le guide de la meilleure autonomie

Si la durée de vie des batteries est de toute façon limitée, vous la pousserez au maximum par le respect de règles simples. Pensez que les grandes variations de température amoindrissent les performances de la batterie. Par ailleurs, si la charge s'interrompt automatiquement dès que le plein d'énergie est atteint, évitez de la laisser brancher sur le secteur plus de 12 heures. Enfin, à chaque nouvelle batterie, ne négligez pas la phase de rodage : les trois premiers cycles de charge et de décharge doivent être complets pour permettre aux cellules d'utiliser pleinement leurs capacités.

 

En cas de panne...

Mobcharger. Il vous garantit 60 minutes de communication ou 480 minutes en veille une fois connecté à votre mobile à plat. Compatible avec de nombreux mobiles Nokia, Sony Ericsson, Motorola et Samsung, il est vendu moins de 8 euros.

Celboost. La pile alcaline qui se trouve dans ce petit boîtier assurera 60 minutes de communication supplémentaires ou 60 heures de veille à votre mobile à plat. Réutilisable jusqu'à sa décharge complète, le Celboost a une durée de vie de 3 ans. Disponible sur www.mobile-street.com pour 5 à 7 euros.

PowerPal. Voilà un chargeur de secours qui recharge votre téléphone à l'aide d'une simple pile LR6 ou AA. Vous gagnez 2 heures d'autonomie et 40 heures de veille. Réutilisable à l'infini, il admet aussi les piles rechargeables au lithium. Prix : 14,90 euros.

GPS sur mobile : vos questions, nos réponses

GPS sur mobile : vos questions, nos réponses

Quelle différence entre "On board" et "Off board" ?
Les GPS "On board" embarquent une carte de France, stockée dans la mémoire du téléphone ou sur support amovible. Les GPS "Off board" ne disposent pas de carte, ils demandent l'itinéraire par liaison GPRS à un ordinateur distant. Cet ordinateur calcule le trajet, l'envoie au téléphone accompagné d'une carte sommaire représentant les routes de l'itinéraire (quelques dizaines de ko au total).

En mode "Off board", le téléchargement des itinéraires coûte cher...
Vrai. Le "Off board" est gourmand en connexions GPRS/3G et 100 ko sont à peine suffisants pour télécharger un trajet de 200 km, comportant beaucoup d'autoroute ou un trajet de 50 km en environnement urbain. À raison de deux trajets semblables par jour, on passe la barre des 5 Mo en moins d'un mois... qui peuvent grever lourdement votre facture si vous utilisez déjà beaucoup le GPRS ou la 3G. Comment éviter les mauvaises surprises ? Mieux vaut se limiter à deux trajets par semaine (1 Mo de trafic data par mois).

En "Off board", le calcul des itinéraires prend plus longtemps...
Faux. Avec Wisepilot par exemple, l'itinéraire s'affiche 5 secondes après votre demande. C'est aussi rapide qu'avec un GPS "On board". Pourquoi ? Le calcul est effectué par un ordinateur distant, nettement plus puissant que votre mobile. Le temps gagné ici compense le temps perdu à acheminer les informations vers le mobile. L'envoi est même optimisé puisque l'ordinateur expédie d'abord le plan des premières rues, puis le plan complet.

Le système "Off board" est moins fiable...
Vrai. Quand la connexion GPRS/3G n'est pas disponible, impossible de télécharger un nouvel itinéraire. Le GPRS passe très bien en ville, mais parfois mal en campagne : il faut alors rouler quelques kilomètres pour accrocher le réseau. En revanche, une fois l'itinéraire chargé, plus besoin de réseau, le parcours est stocké en mémoire.

Qu'est-ce qu'un point d'intérêt (POI) ?

Le logiciel garde en mémoire les adresses de millions de stations-service, restaurants, pharmacies, hôtels, supermarchés, etc. À votre demande, il affiche les points proches de votre position, par ordre de distance croissante.

Pourquoi le GPS "décroche"-t-il ?
Le récepteur GPS a besoin de "voir" trois satellites pour calculer votre position. Dans une rue étroite, certains GPS n'y parviennent pas. Comment résoudre le problème ? Garez-vous au milieu d'une place dégagée et patientez quelques secondes.

Faut-il acheter une fixation sur pare-brise ?
Impossible d'en faire l'économie. Sans elle, vous aurez tôt ou tard un accident. Cette fixation sur ventouse permet de placer le téléphone dans l'axe du regard. Comptez 30 euros pour une fixation universelle. Autre accessoire utile, le chargeur allume-cigares. Sur un long trajet, il est indispensable car un GPS consomme beaucoup. Les batteries du téléphone sont vides en quelques heures, celles du GPS en 24 heures.

Comment choisir mon récepteur GPS ?
Préférez un récepteur avec chargeur allume-cigares. Vérifiez qu'il est compatible SiRF III : ces récepteurs sont les seuls à recevoir les signaux GPS à travers les pare-brise athermiques.

Les téléphones compatibles sont-ils rares ?
Les solutions "On board" ne fonctionnent effectivement que sur certains smartphones équipés d'un emplacement pour mémoire amovible. En revanche, certaines solutions "Off board" fonctionnent sur des dizaines de mobiles moins élitistes, Nokia, Motorola, Sony Ericsson et Samsung.

GPS et GPRS, est-ce différent ?
Oui. Grâce au GPS, vous pouvez connaître votre position dans l'espace avec une précision de 10 mètres. Le GPS (Global Positionning System) se repère par triangulation grâce aux signaux émis par une constellation de satellites américains. Le GPRS est une technologie de réseau, utilisée par les opérateurs de téléphonie mobile, pour relier votre mobile à Internet et à d'autres réseaux.

 

Première publication dans Mobiles magazine n°98, octobre 2006

T'as de belles formes, tu sais ?

T'as de belles formes, tu sais ?

Si le petit dernier lâche : " T'as vu le dernier Slide-up de Samsung ? ", ne le punissez pas. Ce n'est pas un gros mot mais le nom déposé du format phare de la gamme Samsung, popularisé par le mythique D500. Ce format appelé "slider" de façon générique (de to slide, glisser) désigne les mobiles dont l'écran coulisse vers le haut pour laisser apparaître le clavier. Apparu en 2000 chez Siemens, repris 2002 par Nokia avec son 7650 mais vraiment popularisé en 2004 avec le Samsung D410, il s'arrache aujourd'hui chez les plus fashion d'entre nous. Autre format populaire, le "clamshell" (de "clam" palourde et "shell" coque) autrement dit les "bivalves", les mobiles qui se plient en deux. Popularisés par le StarTac de Motorola, puis dès 2002 par les Asiatiques, il permet d'avoir un écran plus large tout en gardant un format de poche. Les femmes l'aiment particulièrement pour sa touche poudrier. L'ancêtre est néanmoins le "bar type" appelé aussi "candy bar" ("barre chocolatée"), le format monobloc qui connaît un revival ces derniers mois avec la mode de l'ultraplat. D'autres formats plus discrets réapparaissent régulièrement à l'instar du "swivel" (pivot en anglais) lancé par le LG 7100. Ce clamshell à l'écran qui pivote sur son axe et appelé aussi "col de cygne". De même, le "stick" ou "bâton", comme en témoigne le Nokia 7380.

Nokia : toujours une longueur d'avance
Le succès de Nokia est emblématique. S'il assure ses volumes sur des modèles basiques (on se souvient du 3310), il sait faire rêver par des formes sans cesse renouvelées. Il produit ainsi des formats uniques, vitrines de la marque comme les N-Gage, mobiles-consoles avec écran central et touches excentrées ou la série des Communicators, corpulents bar type qui s'ouvrent en deux pour dévoiler un second écran très large et un clavier intégral. Récemment, on a également découvert le multimédia 3250 à mi-chemin entre le swidel et le bar type grâce à son bloc clavier rotatif à 180°, le 7710 un mobile TV à l'écran géant et la série des N9X au format swivel amélioré qui permet à l'écran de se retourner intégralement. Mais jusqu'où iront-ils ?

Avec le GPS sur mobile, ne perdez pas le Nord !

Avec le GPS sur mobile, ne perdez pas le Nord !

Votre voiture n'est pas équipée d'un GPS de série... Ne désespérez pas, d'autres solutions existent, y compris sur votre téléphone mobile. Il vous en coûtera en moyenne 300 euros contre 400 à 1000 pour un GPS autonome type TomTom ou Magellan. Le guidage GPS nécessite trois éléments : un récepteur, un logiciel de navigation et une carte routière numérique. Le récepteur permet de capter les signaux des satellites et transmet votre position au logiciel de navigation à 10 mètres près. À la fonction guidage peuvent s'ajouter des fonctionnalités comme l'info trafic (TMC), la recherche de points d'intérêt (POI) - alertes radars, stations-service, bureaux de tabac, pharmacies, etc.

Des solutions pour tous
Sur mobile, il existe trois cas de figure. Certains terminaux - encore rares - sont nativement équipés d'une puce GPS (idéalement SiRF III), d'un logiciel de navigation et d'une carte routière. Deuxième cas, votre mobile possède une puce A-GPS et un logiciel de navigation. Dans ce cas, votre GPS s'appuie à la fois sur les satellites et sur les bornes GSM à proximité pour donner un positionnement plus rapide lors de la mise en marche. Enfin, si votre terminal ne possède aucun de ces éléments, il vous reste la solution du kit. À l'intérieur : un récepteur Bluetooth qui communiquera avec votre mobile, un logiciel de navigation à installer et une carte de France stockée sur une carte mémoire à insérer dans votre terminal. Après le choix du matériel, reste encore à élire la solution logicielle qui vous convient le mieux : soit un GPS on-board - logiciel et carte routière embarqués dans le terminal -, soit, pour des raisons de stockage, un GPS off-board qui télécharge à la demande la cartographie depuis le serveur de l'éditeur via le réseau GPRS. Les GPS off-board s'appuient sur les logiciels de Webraska, Wayfinder ou encore Orange. Côté on-board, TomTom et Route 66 sont les plus connus. Et bientôt, des logiciels développés en Java par TomTom et Webraska devraient permettre de rendre GPS un mobile classique.

Lumière sur le DAS

Lumière sur le DAS

La question a été des dizaines de fois posée : notre mobile est-il dangereux pour la santé ? Le rapport de l'AFFSET (L'agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail) datant de juin 2005 se veut rassurant : aucun effet sanitaire lié à l'utilisation répétée d'un téléphone mobile n'a été établi malgré l'observation "d'une augmentation du risque de tumeur bénigne du nerf acoustique dans l'oreille interne chez les personnes ayant utilisé longtemps des téléphones mobiles". Seuls des effets biologiques ont été mis en évidence qui " ne peuvent être considérés comme nocifs en l'état actuel des connaissances ". Ces effets sont de deux ordres : les effets non thermiques - provoquant des migraines, une modification de l'activité cérébrale avec notamment des troubles du sommeil - et d'autre part les effets thermiques. Quand le mobile est en communication, il émet et reçoit des signaux de faible puissance de l'antenne relais la plus proche. L'exposition aux ondes électromagnétiques produit au niveau de la tête un échauffement qui hausse de 0,1°C maximum la température, chaleur dissipée par un phénomène naturel de thermorégulation.

Qu'est-ce que l'indice DAS ?
L'indice DAS (Débit d'absorption spécifique) ou SAR (Specific Absorption Rate ) est la seule mesure qui quantifie les effets dus aux rayonnements électromagnétiques d'un mobile. Il mesure en Watt/kg la quantité d'énergie absorbée par les tissus humains quand le portable émet à pleine puissance. Introduite en 1976 suite à des tests de l'armée sur les radars, cette notion a évalué à 4W/kg ce que subissait un animal exposé à un appareil fonctionnant sur les hyperfréquences ou micro-ondes, soit un sérieux coup de chaleur proche d'une insolation. Il s'agissait donc de spécifier les limites acceptables en deçà desquelles l'effet thermique constaté est sans conséquence sanitaire sur les humains.

Une valeur maximale à ne pas dépasser
L'International Commission on Non Ionizing Radiation Protection (ICNIRP), organisme reconnu par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), composé de scientifiques et de médecins a estimé que 0,4 Watt/kg représentait un DAS non nocif pour l'homme. En 1998 en Europe, par principe de précaution, ce taux a encore été divisé par 5 soit 0,08W/kg pour l'ensemble du corps et fixé à 2W/kg par kg pour une partie du corps comme la tête. Ce seuil d'exposition du public a été transposé en droit français par l'arrêté du 8 octobre 2003 : la puissance absorbée par la tête et le tronc d'un utilisateur de téléphone mobile (DAS) ne doit pas dépasser 2 W/kg. Une valeur qui doit par ailleurs figurer dans la notice de tous les terminaux radio-électriques. Malgré ces précautions, tous les acteurs - opérateurs et constructeurs - s'accordent à dire que l'utilisation d'une oreillette filaire est recommandée.

L'invasion du Wi-Fi

L'invasion du Wi-Fi

À vos marques... prêt ? La convergence multimédia mobile s'accélère. Après l'Internet haut débit, la télévision et la téléphonie fixe illimitée, le mobile complètera bientôt les offres de certains opérateurs pour former le fameux "quadri-play". Et c'est par le Wi-Fi que devrait passer cette révolution. En cours d'expérimentation chez neuf Cegetel, France Télécom et Tele2, ces solutions permettront d'utiliser depuis un mobile les services voix et multimédias en mode Wi-Fi, donc sans fil et en haut débit chez soi ou à proximité d'un point d'accès Wi-Fi. Vous pourrez ainsi télécharger des contenus spécifiques (séries, musique, jeux), comme vous le faisiez depuis un ordinateur, pour les utiliser en mobilité et en mode hors connexion.

Vers des appels moins chers

Autre vertu du Wi-Fi, la possibilité de passer des appels pour moins cher. Comment ? Grâce à une application de VoIP (voix sur Internet) installée sur votre téléphone. Vos communications empruntant ce nouveau réseau Wi-Fi coûteront moins cher aux opérateurs, qui devraient logiquement répercuter cette baisse. Dans un premier temps, pour pouvoir en profiter, vous devrez opter pour un mobile équipé de l'UMA (Unlicensed Mobile Access), une solution permettant de basculer du réseau Wi-Fi à un réseau GSM, GPRS ou 3G automatiquement et sans interruption de service. Cette application, imaginée par les constructeurs en étroite concertation avec les opérateurs, permet de contrôler toutes les données échangées sur les réseaux Wi-Fi tout en assurant bien sûr leur facturation. Le Nokia 6136, dont la sortie est prévue au deuxième trimestre 2006, sera l'un des premiers mobiles à intégrer l'UMA. Choisi pour la future solution de France Télécom "Home Zone", il basculera du Wi-Fi de Wanadoo au réseau mobile Orange. Le "Beautiful Phone" de neuf Cegetel sera quant à lui capable se connecter au réseau de SFR - grâce à l'accord d'opérateur mobile virtuel -, ainsi qu'à l'Internet via la "neuf Box".

Tout savoir sur le petit écran... de mon terminal

Tout savoir sur le petit écran... de mon terminal

Des couleurs ...
Souvenez-vous, il y a quelques années, tous les mobiles étaient équipés d'un écran monochrome. Les technologies s'améliorant au rythme des années, le nombre de couleurs d'un écran est passé à 4096, puis 65 536, puis 262 000 couleurs. Certains mobiles affichent même aujourd'hui 16 millions de couleurs !

... et des technologies
Netteté, luminosité, multitude de couleurs et longévité jalonnent la réflexion des constructeurs pour améliorer la qualité des écrans de mobiles. Plusieurs technologies d'écrans ont ainsi été développées.
Le TFT est une technologie d'écran à cristaux liquide. Elle permet aux images de défiler rapidement grâce à un bon taux de rafraîchissement. L'inconvénient majeur de cette technologie reste le coût même si avec les quantités produites, il a tendance à baisser.
Le LCD utilise aussi les cristaux liquides, c'est en quelque sorte l'ancêtre du TFT. Cette technologie est très peu gourmande en énergie, c'est pourquoi elle est utilisée depuis longtemps dans plusieurs objets courants, comme les calculatrices ou les montres.
Les écrans LCD-TFT sont répartis en deux catégories : écrans à matrice active, de bonne qualité mais encore très chers, et les écrans à matrice passive, moins cher mais ayant un temps de réponse lent. L'écran LCD-TFT à matrice active est désormais devenu la norme et les prix ne cessent de baisser.
Enfin, il existe aussi la technologie Oled, développée par Kodak. On lui prête un bel avenir car, grâce à sa forte luminosité sans rétroéclairage, elle est peu gourmande en énergie. L'Oled permet en plus de réduire l'encombrement de l'écran dans le mobile.

La qualité par la résolution
Les nouvelles applications comme la télévision nécessitent un réel confort d'affichage. La qualité de l'image dépend de la résolution de l'écran, soit sa capacité à afficher une palette de couleurs la plus large possible. Une résolution de 240 x 320 par exemple est capable d'afficher 76 800 pixels (produit de l'abscisse et de l'ordonnée), donc autant de nuances différentes. Sachez que plus la résolution est élevée, plus l'affichage est net. Petite précision : lorsqu'un mobile de cette résolution dispose de 262 144 couleurs mais se voit doté d'un écran d'une résolution inférieure (240 x 320 pixels par exemple), seules 76 800 couleurs parmi cette palette pourront s'afficher en même temps... Faites vos calculs !

Mes sonneries en vidéo

Mes sonneries en vidéo

Les smartphones sont plutôt bien lotis en matière de sonneries. Les Nokia S60 ne font pas exception à la règle en prenant en charge un grand nombre de formats sonores. Vous pouvez très simplement transformer votre musique favorite en une sonnerie tonitruante, le transfert de fichiers étant grandement simplifié dans les dernières moutures de Nokia PC Suite, l'outil de gestion accompagnant les smartphones du constructeur finlandais. Bien entendu, il vous reste la possibilité de recourir à des sites spécialisés dans la vente de sonneries ou encore aux services dédiés certainement disponibles depuis le portail de votre opérateur. Mais votre terminal mobile sous plate-forme S60 bénéficie de la puissance de calcul et de l'ouverture logicielle suffisantes pour aller beaucoup plus loin. Plusieurs éditeurs proposent en effet des programmes permettant de remplacer une sonnerie uniquement sonore par une vidéo. Nous vous proposons de découvrir trois solutions pour singulariser davantage encore votre smartphone.

VideoRingtones : le plus complet

VideoRingtones : le plus complet

Un ecran esthetiquement tres reussi pour accueillir vos appels entrant

SmartphoneWare
www.smartphoneware.com
10 euros environ

 

S'installant sans difficulté, ce programme occupe environ 340 ko de mémoire et se montre d'une stabilité exemplaire. Son interface est des plus simples puisqu'elle se limite à deux menus principaux. Le premier se nomme "Ringtones". Il vous permet de choisir une vidéo par l'intermédiaire d'un explorateur de fichiers avant de lui faire subir un petit traitement. Compatible avec les formats 3GPP et Mpeg-4, y compris ceux soumis à des DRM (dispositifs contre les copies illicites), VideoRingtones transforme le fichier de base en lui attribuant une nouvelle extension : .vrt. Le second menu s'appelle "Settings" (réglages). Grâce à lui, vous pouvez modifier les éléments composant la page dans laquelle votre vidéo se jouera : affichage du numéro de téléphone ou encore de la photo associée. Plusieurs ajustements de mise en page sont possibles et plusieurs polices de caractères disponibles... Dans l'onglet baptisé "Look&fell", vous avez le loisir de modifier les couleurs utilisées pour le fond et l'affichage du numéro de téléphone de votre interlocuteur... Seize couleurs vous sont proposées, mais rien ne vous empêche de créer les vôtres en déplaçant le curseur parmi une palette de 16 millions. Pour activer votre sonnerie vidéo, il suffit de vous rendre dans le menu "Modes" et de choisir un profil que vous allez ensuite personnaliser. Cliquez sur "Sonnerie" pour sélectionner votre vidéo. On ne peut plus simple. SmartphoneWare propose également un petit logiciel s'installant sur votre PC, VRTEditor, pour transformer un fichier vidéo en sonnerie vidéo VRT. Vous pouvez également modifier son habillage, ou même transformer le tout en un fichier SIS s'installant automatiquement dans votre smartphone.

WatchTones : plein écran

WatchTones : plein écran

Les videos s'affichent en plein ecran

WatchTones
www.watchtones.com
20 euros environ

 

La solution proposée par les développeurs bataves se compose de deux éléments. Le premier s'installe dans votre smartphone Nokia S60 et se nomme WatchTones. Misant sur la simplicité d'emploi, ce logiciel propose peu de possibilités de personnalisation. Vous pouvez seulement régler le volume sonore de la vidéo jouée et activer le démarrage automatique du programme. Cette fonction est active dès le lancement du smartphone, y compris après un reset. Lorsqu'un appel entrant est détecté, WatchTones lance la lecture d'une vidéo en plein écran. En surimpression apparaissent les fonctions "Answer" (répondre) et "Mute" (coupure du son). Au-dessus, le nom de la personne cherchant à vous joindre s'affiche si son numéro est correctement enregistré dans le carnet d'adresses de votre smartphone. WatchTones utilise un format vidéo propriétaire. L'éditeur propose donc deux solutions pour enrichir et personnaliser votre Nokia S60. La première nous semble économiquement peu avantageuse puisqu'elle consiste à acheter des watchtones (néologisme créé par les développeurs de ce programme) sur le site. Plusieurs dizaines de clips sont disponibles pour la coquette somme de 4 euros environ l'unité. Seconde solution, un programme PC dénommé WatchTones Studio vous permet de créer vos propres scénettes à partir des vidéos présentes sur votre ordinateur. WatchTones Studio accepte la plupart des formats courants : .avi, .mpg, .asf, .mov... Vous avez ensuite le loisir de définir les bornes de début et de fin sur une "timeline".

Vision : simplicité maximale

Vision : simplicité maximale

Vision de Psiloc brille par sa simplicite d'emploi

Psiloc
www.psiloc.com
15 euros environ

 

Bien connu des passionnés de terminaux Symbian, l'éditeur Psiloc propose également une solution de réception d'appels animée. Son programme baptisé Vision s'installe très simplement mais s'avère incompatible avec certains smartphones Nokia : il refuse ainsi de se lancer sur un N70 mais fonctionne parfaitement sur un 6680 antérieur. Étrange, mais gageons que Psiloc proposera rapidement une mise à jour. L'interface principale se décompose en trois parties explicites. Vous pouvez associer une séquence vidéo à un profil, c'est-à-dire au mode de réception des appels entrants : général, silencieux, réunion... Le programme prend en charge tous les formats supportés par le smartphone, dont le Mpeg-4. Vous avez également le loisir de faire de même avec un contact particulier ou un groupe. Vision admet dans ce cas l'utilisation d'une image en lieu et place d'une vidéo. Dernier élément de ce programme, la section consacrée aux réglages est particulièrement succincte, avec seulement deux possibilités : l'activation de la réception d'appels vidéo et la lecture en boucle de la vidéo. Lorsque vous recevez un appel, Vision occupe l'intégralité de l'écran. En haut s'affichent le nom et le numéro de téléphone de la personne cherchant à vous joindre. Au milieu, votre vidéo se joue tandis que le bas de l'écran est occupé par deux boutons activables grâce aux touches de raccourcis du clavier de votre smartphone. Vous pouvez couper le son, rejeter ou prendre l'appel entrant.

Bluetooth 2.0 : ce qui change !

Bluetooth se résume à un émetteur radio capable de couvrir une zone allant jusqu'à 100 mètres (dans le cas d'une puce de classe 1). Elle intègre des "profils" lui permettant de communiquer avec d'autres puces dans un réseau sans fil de faible portée. Ces profils correspondent à des pilotes que l'on pourrait qualifier d'universels puisqu'ils sont rattachés à la gestion d'une opération et non à celle d'un matériel. C'est par exemple grâce au profil "Advanced Audio Distribution Profile" (A2DP) que vous pouvez diffuser un fichier audio en stéréo depuis un téléphone portable vers un casque Bluetooth, quels que soient les marques ou les constructeurs des appareils reliés.

 

Définitivement nomade
Pour s'imposer face à la concurrence féroce de Wi-Fi, Bluetooth méritait quelques aménagements. Ces évolutions ont donné naissance à la version 2.0, visant à confirmer son caractère nomade et polyvalent. Les débits théoriques sont multipliés par trois : ils atteignent donc 3 à 10 Mbps en fonction de la classe de l'émetteur. Cette évolution autorise l'utilisateur à effectuer des opérations simultanées sans risque de souffrir d'une baisse de débit ou de pertes de données. Pour s'imposer dans les périphériques mobiles, la consommation électrique a été revue à la baisse : la puce 2.0 consomme moitié moins que son aînée. Bien évidemment, la version 2.0 possède une compatibilité dite descendante qui lui permet de s'accommoder d'appareils en version 1.0.... en attendant l'arrivée de la version 3.0 courant 2007...

HSDPA : le second souffle de la 3G

HSDPA, sigle un peu difficile à prononcer, signifie "High Speed Downlink Packet Access". N'en retenez que "grande vitesse", les débits descendants culminant en théorie à 15 Mbps contre les modestes 384 kbps de la 3G, soit une multiplication par 40 ! Dans la pratique, les premiers tests en version précommerciale chez SFR atteignent des débits descendants allant jusqu'à 1,8 Mbps, mais l'opérateur table sur 3,6 Mbps en 2007. Des débits qui soutiennent maintenant la comparaison avec ceux de l'ADSL... D'un point de vue technique, les ressources d'un canal sont partagées dynamiquement entre les utilisateurs. Alors que la 3G n'affectait que une adresse par terminal, le HSDPA peut en allouer jusqu'à quatorze, permettant ainsi un ajustement du débit en fonction des besoins de l'usager. La gestion des paquets est elle aussi optimisée : alors que la 3G laisse s'écouler de 10 à 20 millisecondes entre deux paquets, le HSDPA réduit l'intervalle à 2 millisecondes. Autre nouveauté, l'intégrité des fichiers est assurée par la reconstitution de paquets sains à partir de fragments erronés.

 

Opérateurs heureux
Ceci dit, la révolution est avant tout commerciale car les possibilités offertes par cette technologie constituent une aubaine pour les opérateurs et les diffuseurs. Un engouement qui s'explique aussi par les faibles coûts qu'implique la mise aux normes des équipements 3G : une simple mise à jour logicielle suffit. Les délais d'ouverture en exploitation commerciale sont donc très courts. La commercialisation est prévue pour le second semestre 2006 dans le cadre d'offres professionnelles et début 2007 pour le grand public.

HSDP... quoi ?

High Speed Downlink Packet Access. Le HSDPA est une technologie mobile qui promet des débits descendants (entre la station émettrice et le terminal mobile) bien supérieurs à ceux de l'UMTS. Elle permet en effet de dépasser le megabit par seconde, contre 350 kbps pour l'actuelle 3G et 200 kbps pour l'Edge. Et ce n'est qu'une première étape : son débit théorique atteint 14,4 Mbps. " Simple " mise à jour des réseaux 3G existants, le HSDPA sera lancé rapidement. Orange et SFR commercialiseront leurs offres pour les entreprises cette année, et pour le grand public en 2007. Les regards se porteront alors vers la cadette de HSDPA, HSUPA (High Speed Uplink Packet Access), qui optimisera les débits ascendants, entre le mobile et la station émettrice cette fois.

DVB-H, T-DMB, MediaFLO : à chacun ses mérites

- Le DVB-Handheld (Digital Video Broadcast) dérive du DVB-Terrestre exploité par la TNT. Utilisant les fréquences 5, 6, 7 et 8 MHz, il serait plus apte que le T-DMB à retransmettre des bouquets de chaînes. Favori du Vieux Continent, le consortium DVB regroupe deux cents sociétés issues de vingt-cinq pays et est normalisé par l'ETSI (European Telecom Standard Institute).
- Le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting) dérive de la radio numérique DAB (Digital Audio Broadcasting), très populaire outre-Manche. Utilisant une seule fréquence (1,536 MHz), il est plus adapté à la diffusion de chaînes que de bouquets, mais sa qualité vidéo est meilleure, avec 30 images/seconde contre 25 pour le DVB-H. Le T-DMB consomme cependant plus de batterie. Mis en œuvre en Corée, le T-DMB est expérimenté par Bouygues Telecom et sera testé outre-Rhin pendant le Mondial 2006.
- Le MediaFLO (Forward Link Only) transmet sur la fréquence 6 MHz par boucle locale radio, sans signal retour de la part du mobile, sauvegardant ainsi de la bande passante pour diffuser davantage de chaînes, et réalisant des économies de batteries et de temps de zapping. À la différence de ses concurrentes, cette technologie n'est pas un standard ouvert mais une solution payante propriété de l'américain Qualcomm

Les brouilleurs débrayent

Installé dans un confortable fauteuil de votre cinéma de quartier, vous êtes plongé dans la dernière grosse production hollywoodienne quand soudain, " bip ", " bip ", " bip ". Vous sursautez, votre portable vibre et sonne dans votre poche. Vous pensiez pourtant que votre cinéma était équipé de brouilleurs pour intercepter les appels impromptus.... Que nenni ! Même si personne ne connait le taux d'équipement des salles de spectacle en France, une chose est certaine : peu ont franchi le cap. Les raisons ? La méconnaissance de la législation, un coût d'installation élevé mais aussi et surtout, une mesure devenue inutile grâce à un regain de civisme des abonnés. " Je n'ai pas souhaité installer de brouilleur dans mon établissement, explique le gérant d'un cinéma indépendant en banlieue parisienne. Je n'en ai pas besoin, je privilégie le dialogue avec les spectateurs et tout se passe très bien ".

Une loi pour faire taire les mobiles

La situation n'a pas toujours été aussi paisible. Fin des années 90, le téléphone portable se transforme peu à peu en objet de nuisance. " Outre les problèmes d'incivilité, nous nous sommes rendus compte que la plupart des incidents entre spectateurs avait pour cause l'utilisation d'un téléphone portable ", indique Olivier Snanoudj de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF). Autoriser les brouilleurs dans les salles apparaît alors comme l'unique solution pour retrouver le silence. Le 11 octobre 2004, le ministre de l'industrie de l'époque, Patrick Devedjian, accédait à cette demande en homologuant une loi permettant l'utilisation des brouilleurs des ondes GSM dans ces lieux.

Confinement et appels d'urgence
La loi pose néanmoins deux conditions : " Les brouilleurs ne doivent pas faire échec aux appels à l'extérieur de la salle ni empêcher l'émission ou la réception des appels d'urgence. La difficulté est donc ici plus technique que juridique " précise Cathie-Rosalie Joly, Docteur en Droit et directrice du site d'actualité juridique Njuris.com. Le respect de cette législation repose donc sur l'utilisation de brouilleurs dits " intelligents ". " Il existe des brouilleurs capables d'identifier l'origine de l'appel et de laisser passer ceux émanant d'un numéro d'urgence. En ce qui concerne le problème du confinement, là encore, il s'agit d'une question de réglage du brouilleur. Techniquement, il n'y a aucune difficulté " nous explique Raoul Girod, spécialiste des brouilleurs et détenteur de plusieurs brevets.

Le sens civique l'emporte

Réclamée à corps et à cris par les exploitants de salles de spectacle, la loi autorisant le recours aux brouilleurs n'est aujourd'hui que peu utilisée. " Le temps que la loi arrive, le problème s'était résolu de lui-même ", poursuit Olivier Snanoudj. Force est de constater que les utilisateurs de mobile font preuve de civisme et sont devenus plus respectueux de leur environnement. Les opérateurs de téléphonie mobile, peu enclins à voir le téléphone portable pointé du doigt, ont aussi participé à cette sensibilisation. Résultat : des campagnes publicitaires humoristiques pour inciter les utilisateurs à mettre leur mobile en sourdine. " Outre les affiches placardées dans l'enceinte de l'opéra, nous procédons à des annonces sonores avant le début de chaque représentation pour rappeler aux spectateurs qu'il convient sinon d'éteindre son portable du moins de le mettre en mode silencieux ou en vibreur ", précise-t-on à la direction de l'Opéra National. Ce sont plus les étourdis que nous visons ! ".

HSDPA, plus fort que la 3G

Télécharger en quelques secondes un morceau de musique sur un mobile à partir du portail d'un opérateur, c'est pour demain. Orange et SFR expérimentent et installent en France en ce moment même leur réseau HSDPA (High Speed Data Downlink Packet Access) qui multipliera par quatre les débits de la 3G. Simple évolution technologique de la norme existante, cette "3,5G" ne nécessite qu'une mise à jour logicielle des infrastructures de ces deux opérateurs. Pas de nouveaux services taillés sur mesure à la clef mais un meilleur confort d'utilisation pour les services nés avec le haut débit mobile : téléchargement, streaming vidéo, télé et visio.

C'est pour bientôt
Question calendrier, le très haut débit mobile arrivera en deux temps. Dès septembre prochain, un premier réseau étendu à l'aune de la couverture 3G devrait être opérationnel. Le débit théorique y sera limité à 1,8 Mbps, deux fois moins en situation réelle d'utilisation. Votre mobile 3G actuel sera cependant incompatible avec le HSDPA et il faudra donc en acquérir un nouveau pour céder aux sirènes de la vitesse. En janvier 2007 interviendra une seconde étape visant à hausser les débits à 3,6 Mbps, des débits comparables à ce que l'on connaît aujourd'hui avec une connexion Internet haut débit classique.

Push-To-Talk, le SMS vocal

Push-To-Talk, le SMS vocal

Utiliser son mobile comme un talkie-walkie pour communiquer avec une ou vingt personnes en même temps en pressant sur un bouton, voici le principe du Push-To-Talk, sorte de SMS vocal. Concrètement, l'utilisateur qui s'abonne à ce service auprès de son opérateur rejoint un groupe fermé d'utilisateurs comme sur une messagerie instantanée. Il suffit alors de sélectionner sur son mobile un ou plusieurs contacts et de presser le bouton dédié pour expédier son message vocal. Le temps de transmission du message (environ 5 secondes) interdit les échanges en temps réel : vous devez attendre la réception complète pour répondre à votre tour.

Les opérateurs boudent le PTT
La touche PTT des Nokia ne peut être activée en France faute de réseau compatible. Orange propose bien la fonction au grand public sous le nom de "Talk Now" mais aucun des mobiles Nokia ne l'accepte. Encore une histoire de norme, le finlandais adopte le mode "paquets" pour transmettre les messages tandis qu'Orange utilise le mode "circuit", ce qui génère un appel voix. Bouygues Telecom propose quant à lui "Instant Talk", une option réservée aux entreprises. SFR quant à lui n'y croit pas. L'offre française est donc bien timide par rapport aux États-Unis où le Push-To-Talk a su s'installer et connaît un vif succès. La multiplication des normes explique largement ce retard que les opérateurs semblent peu enclins à rattraper. Le succès du SMS leur offre il est vrai une bien meilleure rentabilité.

La carte SIM du futur, ce qui vous attend

La carte SIM du futur, ce qui vous attend

La carte Sim du futur est déjà là. Poussée par les usages multimédias de la 3G, voici la USIM (Universal Suscriber Identity Module). Premier à dégainer une offre, Orange avec un " pack SIM+ " destiné aux 15-25 ans. Particularité, le Sagem myX6-2 inclus est équipé d'une SIM Gemplus nouvelle génération. Quand les cartes traditionnelles plafonnent à 0,256 Mo et stockent jusqu'à 250 numéros de téléphone, celle-ci affiche une mémoire de 128 Mo pour archiver son contenu multimédia ainsi qu'un répertoire géant avec plusieurs numéros, une sonnerie, une photo ou une adresse e-mail par contact. En bonus, cette carte nouvelle génération embarque 10 Mo de contenus fournis par Orange (MP3, jeux, logos, sonneries ...).
Qui y gagne quoi ?
A la clef pour l'abonné, l'attrait d'une personnalisation " collector " et la portabilité de toutes ses données en cas de changement de mobile. Pour l'opérateur, la carte SIM nouvelle génération ouvre la voie à une fidélisation de ses clients par du contenu exclusif. Mais surtout, la conception de menus sur mesure aux couleurs de l'opérateur du type Orange World ou Vodafone live. La carte embarquera aussi des applications permettant à l'opérateur de piloter à la demande et à distance des menus en fonction de la clientèle visée. " Nous pouvons fabriquer de petites séries de cartes pour permettre aux opérateurs des offres plus segmentées. On pourrait imaginer à terme que chaque client ait sa carte personnelle " explique Jérôme Sion, directeur Marketing d'Axalto. Du côté des fabricants enfin, la carte à grande capacité palliera le manque de mémoire de certains téléphones.

Et demain ?
Si la " Sim+ " de Gemplus allie les atouts d'une SIM traditionnelle (sécurité, contrôle de l'opérateur sur son abonné...) à une grande capacité mémoire, Oberthur proposera à son tour courant 2006 une solution nommée " Gigantic ". Son pari : lier les informations de la carte Sim à la mémoire (jusqu'à 1Go) pour " une sécurité accrue en vue d'applications de paiement notamment " précise Olivier Leroux, directeur Marketing. Autre solution en préparation, la carte U2 SIM d'Axalto, qui allie mémoire (128 Mo) et adresse IP (internet). Ainsi, les contenus multimédias stockés par l'abonné comme ses photos pourront être transférées vers un blog, la carte elle même jouant le rôle de serveur Web. Un marché colossal où la France joue un rôle de pionnière. Reste à rendre compatible les mobiles avec des cartes que tous ne supportent pas aujourd'hui.

Géolocalisation, ne perdez pas le Nord

Géolocalisation, ne perdez pas le Nord

Grâce à votre mobile, l'orientation devient une affaire de quelques clics, voilà le pari de la " géolocalisation ". Le principe est simple : fournir à l'utilisateur les informations relatives à l'endroit où il se trouve : cinéma, restaurant, embouteillage ou même personnes qui correspondraient à son profil de recherche dans le cadre d'un " chat ". Comment ? Grâce aux informations envoyées par les antennes relais qui servent de repères pour définir la position du téléphone et donc de l'abonné. La géolocalisation officie également dans le cadre du "A-GPS" dont dispose certains smartphones comme le Motorola A1000. Il utilise alors les antennes relais pour se positionner sur une carte routière et guider l'abonné. Une alternative qui souffre néanmoins d'imprécisions dans la position de l'abonné.

Le spectre de Big Brother

Très pratique, la géolocalisation pose malgré tout un problème majeur : celui du respect des libertés individuelles. Pour les opérateurs, définir la position d'un utilisateur de téléphone portable relève du jeu d'enfant. En clair, il est on ne peut plus facile de suivre quelqu'un à la trace, grâce à son mobile. Or, chaque individu jouit du droit à l'anonymat de la circulation. Le législateur souhaite garantir le respect des droits des utilisateurs. Ainsi, avant de pouvoir accéder à tout service de géolocalisation, vous devez accepter d'être localisé. Cette acceptation se fait soit au coup à coup soit de façon permanente, via votre opérateur.

La sensibilité, pour accrocher le réseau

La sensibilité, pour accrocher le réseau

La sensibilite definit la capacite d'un mobile a accrocher le reseau de l'operateur

Habitants des grandes agglomérations, les problèmes d'accroche au réseau vous concernent peu. En revanche, dès que vous quittez la ville, vous vous retrouvez confrontés au traditionnel " je ne capte pas ". La sensibilité d'un mobile, sa capacité à accrocher le réseau, est devenu un critère de choix important. Elle correspond à l'aptitude d'un téléphone portable à recevoir des signaux de faible puissance. Plus le signal reçu est bas, meilleure sera sa capacité à accrocher le réseau. C'est de la qualité de l'antenne et donc du module radio intégré, située au cœur du téléphone, que tout dépend.

Connaître la sensibilité
Impossible de connaître ces informations sans passer par un laboratoire spécialisé. Si les opérateurs effectuent ces tests, aucun n'en publie les résultats auprès du grand public. Seul Mobiles magazine fournit aujourd'hui cette information dans ces pages. Concrètement, les tests de sensibilité durent 30 minutes en laboratoire. Un environnement dépourvu de toutes ondes magnétiques, susceptibles de perturber les tests, est créé. Les testeurs ont recours à une carte SIM spéciale, l'objectif étant de créer un micro réseau ne s'appuyant pas sur le réseau des opérateurs. Un signal est alors envoyé au mobile qui le retournera. Plus celui-ci sera proche du signal émis, plus la sensibilité sera bonne. Néanmoins, les tests de sensibilité ne peuvent constituer qu'un indicateur pour l'utilisateur. La couverture réseau de votre opérateur joue aussi un rôle important.