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Ai-je le droit de faire débloquer mon téléphone ?

Ai-je le droit de faire débloquer mon téléphone ?

Tout d'abord, il est utile de préciser ce qu'on entend par téléphone mobile bloqué ou plus couramment qualifié de "verrouillé" ou "simlocké". Comme son qualificatif l'indique, le téléphone mobile "simlocké" est en fait un terminal qui a été paramétré de telle sorte qu'il ne puisse être utilisé qu'avec la carte Sim (puce que l'on place dans son téléphone pour pouvoir accéder au réseau) d'un opérateur désigné. Dès lors, un abonné ne peut utiliser son mobile avec une autre carte Sim qu'à la condition que cela n'implique pas un changement de réseau. C'est le cas notamment lorsqu'un abonné passe, chez le même opérateur, d'une formule prépayée à un forfait.


Que dit la loi ?
Bien qu'autorisé, le simlockage est très encadré. Ainsi l'article 5 de la décision no 2005-1083 de l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) en date du 8 décembre 2005 prévoit qu'afin de garantir la liberté de choix des clients :
- l'opérateur a l'obligation d'informer l'abonné de l'existence de ce mécanisme préalablement à son activation ;
- l'abonné a le droit de demander à tout moment le déverrouillage ("désimlockage") de son terminal, éventuellement contre un paiement au montant prévu dans les tarifs de son opérateur ;
- l'opérateur a l'obligation de communiquer gratuitement à l'abonné la procédure de déverrouillage de son terminal à l'issue d'une période au plus égale à la durée de l'engagement éventuel du client auprès de son opérateur, ne devant en aucun cas excéder six mois à compter de la date de conclusion du contrat d'abonnement.

Légal et gratuit au bout de 6 mois
Il ressort donc de ces dispositions que, passé un délai de six mois, le client a le droit d'obtenir gratuitement la communication du processus de désimlockage de son terminal. Pour ce faire, il doit adresser un courrier recommandé à son opérateur, dans lequel il demande expressément que la procédure de déverrouillage lui soit communiquée.
Dès lors, l'abonné serait en droit de débloquer un téléphone mobile simlocké, d'autant que l'ARCEP met à la charge de l'opérateur l'obligation de communiquer au client les informations qui lui permettront de déverrouiller son terminal. Un abonné qui déverrouillerait lui-même son terminal ne devrait [JML1]pas pouvoir faire l'objet de poursuites de la part de l'opérateur. S'agissant des boutiquiers qui proposent ce service, la réponse est moins tranchée[JML2] car la faculté de désimlockage est prévue au bénéfice de l'abonné.


Que risquent les boutiques spécialisées dans le déblocage ?
Bien qu'il n'existe pas d'incrimination pénale expresse (contrairement à ce qui est prévu s'agissant du décodeur Canal+, cf. article 79-1 de la loi du 30 septembre 1986) sanctionnant le déblocage d'un terminal, cela n'exclut pas toutes les voies de recours des constructeurs. En effet, ces derniers pourraient fonder leur demande en justice sur le droit de la propriété intellectuelle, à condition toutefois qu'ils puissent démontrer que le déblocage porte atteinte à l'intégrité logicielle et/ou matérielle de leur terminal. À l'heure actuelle, nous n'avons pas d'indication tendant à laisser croire qu'une action de ce type a été engagée par un constructeur. Enfin, il convient de préciser que le constructeur pourrait également refuser le bénéfice de la garantie dès lors que le terminal aurait été désimlocké selon une procédure non conforme à celle établie par ses soins.

Auteur : Me Cathie-Rosalie JOLY
Fondatrice de NJuris.com - http://www.njuris.com
Cabinet d'avocat ULYS (Paris-Bruxelles)
cathierosalie.joly@ulys.net

Eurotarif, le roaming plafonné

Eurotarif, le roaming plafonné

Eurotarif : qu'est-ce que c'est ?

Devant l'exubérance des tarifs de roaming pratiqués par les opérateurs mobiles, Bruxelles a décidé, par un règlement du 30 juin 2007, d'imposer des plafonds pour la réception et l'émission d'appels mobiles dans l'Union européenne.

Les nouveaux tarifs

Ces plafonds d'itinérance internationale sont de 49 centimes d'euro la minute (hors taxe) pour les appels émis depuis l'étranger et de 24 centimes pour les appels reçus à l'étranger, ce qui représente une baisse de 40 %. Ils passeront respectivement à 46 et 22 centimes à l'été 2008, puis à 43 et 19 centimes à l'été 2009.
Notez que s'ils ne peuvent pas les dépasser, les opérateurs peuvent toutefois proposer des tarifs inférieurs à ces plafonds. C'est le cas, pas exemple, de l'opérateur " 3 " au Royaume-Uni.

Qui peut en profiter ?

Tout le monde, bien sûr ! Grâce à cette nouvelle réglementation, les Européens doivent pouvoir utiliser sans crainte de se ruiner leur téléphone mobile à l'étranger. Une fois la nouvelle offre acceptée par le client, l'opérateur dispose d'un mois maximum pour appliquer le tarif. Si le consommateur n'en fait pas lui-même la demande, il doit bénéficier automatiquement du tarif à compter du 30 septembre 2007.

Informations complémentaires
- les pages consacrées du site de la Commission Européenne, ici
- les pages de comparaison des tarifs des opérateurs européens, ici

Photo numérique : que valent les photos sur smartphone ?

Après avoir mis à mal le marché de la montre, les téléphones mobiles s'attaquent à la photo. Les constructeurs d'appareils photo numériques n'ont qu'à bien se tenir... Et les utilisateurs aussi, car si la qualité des clichés obtenus n'évolue pas, ce seront eux les grands perdants de cette guerre. En l'état actuel des choses, et quoiqu'en disent les constructeurs de téléphones, un mauvais appareil photo numérique vaut toujours mieux qu'un bon smartphone photo... Il y a cependant un point sur lequel les appareils photo ont été largement supplantés. Il s'agit du partage des images. Grâce aux nombreux services et réseaux disponibles, quelques secondes suffisent pour envoyer ou publier des clichés sur le web, où que l'on soit. Des constructeurs d'appareil photo grand public ont bien tenté d'intégrer la gestion des réseaux Wi-Fi dans leurs appareils, mais l'initiative reste peu suivie.

 

Bis repetita
Lors des débuts de la photo numérique, les constructeurs d'appareils photo se sont livrés une guerre impitoyable sur le terrain des pixels. Plus il y en avait, mieux c'était, à tort, bien sûr. Certains consommateurs, croyant choisir la Rolls Royce de la photo, jetaient leur dévolu sur un appareil 10 de mégapixels. Pour obtenir, au final, des photos déformées, légèrement bleutées et franchement floues. Heureusement, le marché a mûri et l'argument du nombre de pixels s'est effacé au profit de critères plus qualitatifs comme la qualité des optiques ou le traitement des images par une puce intégrée. Seulement voilà : sur le marché des téléphones portables, la même guerre est en train d'avoir lieu. Un constructeur a même annoncé récemment la sortie d'un "photophone" de 10 mégapixels... Une absurdité technologique, mais assurément un vrai coup marketing. Pour mieux comprendre les enjeux de la photo sur mobile, voici quelques explications qui vous permettront de comprendre pourquoi un photophone n'est - pour l'instant - pas en mesure de produire des photos dignes de la qualité d'un appareil numérique. Reste que les clichés pris par un mobile sont capables de capturer des instants, des situations, des émotions. Et tant pis pour la qualité...

Mes sonneries en vidéo

Mes sonneries en vidéo

Les smartphones sont plutôt bien lotis en matière de sonneries. Les Nokia S60 ne font pas exception à la règle en prenant en charge un grand nombre de formats sonores. Vous pouvez très simplement transformer votre musique favorite en une sonnerie tonitruante, le transfert de fichiers étant grandement simplifié dans les dernières moutures de Nokia PC Suite, l'outil de gestion accompagnant les smartphones du constructeur finlandais. Bien entendu, il vous reste la possibilité de recourir à des sites spécialisés dans la vente de sonneries ou encore aux services dédiés certainement disponibles depuis le portail de votre opérateur. Mais votre terminal mobile sous plate-forme S60 bénéficie de la puissance de calcul et de l'ouverture logicielle suffisantes pour aller beaucoup plus loin. Plusieurs éditeurs proposent en effet des programmes permettant de remplacer une sonnerie uniquement sonore par une vidéo. Nous vous proposons de découvrir trois solutions pour singulariser davantage encore votre smartphone.

VideoRingtones : le plus complet

VideoRingtones : le plus complet

Un ecran esthetiquement tres reussi pour accueillir vos appels entrant

SmartphoneWare
www.smartphoneware.com
10 euros environ

 

S'installant sans difficulté, ce programme occupe environ 340 ko de mémoire et se montre d'une stabilité exemplaire. Son interface est des plus simples puisqu'elle se limite à deux menus principaux. Le premier se nomme "Ringtones". Il vous permet de choisir une vidéo par l'intermédiaire d'un explorateur de fichiers avant de lui faire subir un petit traitement. Compatible avec les formats 3GPP et Mpeg-4, y compris ceux soumis à des DRM (dispositifs contre les copies illicites), VideoRingtones transforme le fichier de base en lui attribuant une nouvelle extension : .vrt. Le second menu s'appelle "Settings" (réglages). Grâce à lui, vous pouvez modifier les éléments composant la page dans laquelle votre vidéo se jouera : affichage du numéro de téléphone ou encore de la photo associée. Plusieurs ajustements de mise en page sont possibles et plusieurs polices de caractères disponibles... Dans l'onglet baptisé "Look&fell", vous avez le loisir de modifier les couleurs utilisées pour le fond et l'affichage du numéro de téléphone de votre interlocuteur... Seize couleurs vous sont proposées, mais rien ne vous empêche de créer les vôtres en déplaçant le curseur parmi une palette de 16 millions. Pour activer votre sonnerie vidéo, il suffit de vous rendre dans le menu "Modes" et de choisir un profil que vous allez ensuite personnaliser. Cliquez sur "Sonnerie" pour sélectionner votre vidéo. On ne peut plus simple. SmartphoneWare propose également un petit logiciel s'installant sur votre PC, VRTEditor, pour transformer un fichier vidéo en sonnerie vidéo VRT. Vous pouvez également modifier son habillage, ou même transformer le tout en un fichier SIS s'installant automatiquement dans votre smartphone.

WatchTones : plein écran

WatchTones : plein écran

Les videos s'affichent en plein ecran

WatchTones
www.watchtones.com
20 euros environ

 

La solution proposée par les développeurs bataves se compose de deux éléments. Le premier s'installe dans votre smartphone Nokia S60 et se nomme WatchTones. Misant sur la simplicité d'emploi, ce logiciel propose peu de possibilités de personnalisation. Vous pouvez seulement régler le volume sonore de la vidéo jouée et activer le démarrage automatique du programme. Cette fonction est active dès le lancement du smartphone, y compris après un reset. Lorsqu'un appel entrant est détecté, WatchTones lance la lecture d'une vidéo en plein écran. En surimpression apparaissent les fonctions "Answer" (répondre) et "Mute" (coupure du son). Au-dessus, le nom de la personne cherchant à vous joindre s'affiche si son numéro est correctement enregistré dans le carnet d'adresses de votre smartphone. WatchTones utilise un format vidéo propriétaire. L'éditeur propose donc deux solutions pour enrichir et personnaliser votre Nokia S60. La première nous semble économiquement peu avantageuse puisqu'elle consiste à acheter des watchtones (néologisme créé par les développeurs de ce programme) sur le site. Plusieurs dizaines de clips sont disponibles pour la coquette somme de 4 euros environ l'unité. Seconde solution, un programme PC dénommé WatchTones Studio vous permet de créer vos propres scénettes à partir des vidéos présentes sur votre ordinateur. WatchTones Studio accepte la plupart des formats courants : .avi, .mpg, .asf, .mov... Vous avez ensuite le loisir de définir les bornes de début et de fin sur une "timeline".

Vision : simplicité maximale

Vision : simplicité maximale

Vision de Psiloc brille par sa simplicite d'emploi

Psiloc
www.psiloc.com
15 euros environ

 

Bien connu des passionnés de terminaux Symbian, l'éditeur Psiloc propose également une solution de réception d'appels animée. Son programme baptisé Vision s'installe très simplement mais s'avère incompatible avec certains smartphones Nokia : il refuse ainsi de se lancer sur un N70 mais fonctionne parfaitement sur un 6680 antérieur. Étrange, mais gageons que Psiloc proposera rapidement une mise à jour. L'interface principale se décompose en trois parties explicites. Vous pouvez associer une séquence vidéo à un profil, c'est-à-dire au mode de réception des appels entrants : général, silencieux, réunion... Le programme prend en charge tous les formats supportés par le smartphone, dont le Mpeg-4. Vous avez également le loisir de faire de même avec un contact particulier ou un groupe. Vision admet dans ce cas l'utilisation d'une image en lieu et place d'une vidéo. Dernier élément de ce programme, la section consacrée aux réglages est particulièrement succincte, avec seulement deux possibilités : l'activation de la réception d'appels vidéo et la lecture en boucle de la vidéo. Lorsque vous recevez un appel, Vision occupe l'intégralité de l'écran. En haut s'affichent le nom et le numéro de téléphone de la personne cherchant à vous joindre. Au milieu, votre vidéo se joue tandis que le bas de l'écran est occupé par deux boutons activables grâce aux touches de raccourcis du clavier de votre smartphone. Vous pouvez couper le son, rejeter ou prendre l'appel entrant.

Histoire : la Palm évolution

Histoire : la Palm évolution

L'idée du Palm est celle de Jeffrey Hawkins, un ancien ingénieur formé chez Intel. Ses faits d'armes remontent aux années 80 avec l'invention des premiers appareils mobiles, les GRID Pad et GRID Convertible, pour le compte de la société Grid Systems Corporation. En 1992, il fonde la société Palm Computing avec Donna Dubinsky. Il est le cerveau d'où fusent les idées, elle s'occupe de l'aspect financier de leur aventure. Le premier produit commercialisé n'est pas un PDA mais le logiciel de reconnaissance de l'écriture Graffiti. Destiné aux Zoomer de Casio et Tandy ainsi qu'au Newton d'Apple, cet outil a été élaboré suite aux recherches de Jeff Hawkins en biophysique, et plus particulièrement sur les théories développées par l'inventeur sur la mémoire associative.

 

Les débuts
Alors que Donna Dubinsky est allée trouver le constructeur US Robotics pour racheter Palm Computing et disposer d'argent frais, Jeff Hawkins s'est mis en tête de trouver un berceau pour son logiciel de reconnaissance de l'écriture. En taillant un morceau de bois pour qu'il entre dans sa poche, l'inventeur avait trouvé le bon format pour un ordinateur de poche. Il ne restait plus qu'à réaliser le produit ! La gestation a duré deux ans avant d'aboutir aux Pilot 1000 et Pilot 5000. Pour assurer la promotion de ce produit un peu nouveau, Edward Colligan, ami des deux fondateurs et ancien d'Apple, a pris son bâton de pèlerin et sillonné les États-Unis. Le succès est venu avec le modèle Palm V, sans doute en raison de son design élégant et de la finesse de son boîtier. Les têtes pensantes de la société ont ensuite imaginé la "Palm Economy", une manière de prouver qu'une activité entièrement centrée autour des produits Palm pouvait être profitable. Rob Haitani, le chef de produit à l'origine du premier Palm et de son interface utilisateur, est quant à lui l'inventeur du slogan "Zen of Palm" qui symbolise le souci de simplicité d'emploi caractérisant les appareils de la marque.

 

Aller-retour
Le rachat de US Robotics par 3Com provoque l'absorption de Palm Computing par le géant des communications... et le départ de l'équipe originelle qui fonde une nouvelle société, Handspring. Pas question de tout réinventer : les appareils de Handspring profitent d'une licence du système d'exploitation Palm OS. Mais leur look est différent, plus coloré, et ils peuvent être équipés des "springboards", des modules ajoutant de nouvelles fonctions. Disponibles dès la fin 1999, ces modules offrent des fonctions appareil photo numérique, récepteur GPS, baladeur MP3 et téléphone ! Des outils qui font aujourd'hui le succès des appareils mobiles ! Mais le génie de Jeff Hawkins et des chercheurs était un peu trop visionnaire, l'équipe doit se résoudre à revendre Handspring fin 2003 pour éviter la déroute financière. C'est Palm qui procède au rachat, ajoutant par la même occasion le smartphone Tréo 600 à sa gamme.

 

Que sont-ils devenus ?
Ed Colligan est maintenant à la tête de Palm Inc. et à l'origine du rapprochement avec Microsoft pour proposer le système d'exploitation Windows Mobile dans ses prochains appareils. Donna Dubinsky a quitté ses fonctions chez Palm et cofondé une nouvelle société, Numenta, avec Jeff Hawkins, lequel reste Chief Technical Officer chez Palm. Donna Dubinsky décrit sa nouvelle société avec enthousiasme : " Nous désirons créer une nouvelle génération de mémoires informatiques, qui fonctionne sur le principe de l'apprentissage. " Une notion qui semble très complexe... et qui l'est ! Les bases de cette technologie, dont les applications ne pourront voir le jour que dans plusieurs années, ont été posées par Jeff Hawkins dans son livre "On Intelligence" paru en 200x, qui n'est malheureusement pas traduit en français. Et Palm ? Jeff Hawkins est confiant : " On compte plus de deux milliards de téléphones mobiles sur la planète. Il est probable que 80 % d'entre eux deviendront des smartphones durant la prochaine décennie. " En ajoutant avec un sourire que " Palm a des produits étonnants dans ses cartons, qui vont vous surprendre ".

Bluetooth 2.0 : ce qui change !

Bluetooth se résume à un émetteur radio capable de couvrir une zone allant jusqu'à 100 mètres (dans le cas d'une puce de classe 1). Elle intègre des "profils" lui permettant de communiquer avec d'autres puces dans un réseau sans fil de faible portée. Ces profils correspondent à des pilotes que l'on pourrait qualifier d'universels puisqu'ils sont rattachés à la gestion d'une opération et non à celle d'un matériel. C'est par exemple grâce au profil "Advanced Audio Distribution Profile" (A2DP) que vous pouvez diffuser un fichier audio en stéréo depuis un téléphone portable vers un casque Bluetooth, quels que soient les marques ou les constructeurs des appareils reliés.

 

Définitivement nomade
Pour s'imposer face à la concurrence féroce de Wi-Fi, Bluetooth méritait quelques aménagements. Ces évolutions ont donné naissance à la version 2.0, visant à confirmer son caractère nomade et polyvalent. Les débits théoriques sont multipliés par trois : ils atteignent donc 3 à 10 Mbps en fonction de la classe de l'émetteur. Cette évolution autorise l'utilisateur à effectuer des opérations simultanées sans risque de souffrir d'une baisse de débit ou de pertes de données. Pour s'imposer dans les périphériques mobiles, la consommation électrique a été revue à la baisse : la puce 2.0 consomme moitié moins que son aînée. Bien évidemment, la version 2.0 possède une compatibilité dite descendante qui lui permet de s'accommoder d'appareils en version 1.0.... en attendant l'arrivée de la version 3.0 courant 2007...

HSDPA : le second souffle de la 3G

HSDPA, sigle un peu difficile à prononcer, signifie "High Speed Downlink Packet Access". N'en retenez que "grande vitesse", les débits descendants culminant en théorie à 15 Mbps contre les modestes 384 kbps de la 3G, soit une multiplication par 40 ! Dans la pratique, les premiers tests en version précommerciale chez SFR atteignent des débits descendants allant jusqu'à 1,8 Mbps, mais l'opérateur table sur 3,6 Mbps en 2007. Des débits qui soutiennent maintenant la comparaison avec ceux de l'ADSL... D'un point de vue technique, les ressources d'un canal sont partagées dynamiquement entre les utilisateurs. Alors que la 3G n'affectait que une adresse par terminal, le HSDPA peut en allouer jusqu'à quatorze, permettant ainsi un ajustement du débit en fonction des besoins de l'usager. La gestion des paquets est elle aussi optimisée : alors que la 3G laisse s'écouler de 10 à 20 millisecondes entre deux paquets, le HSDPA réduit l'intervalle à 2 millisecondes. Autre nouveauté, l'intégrité des fichiers est assurée par la reconstitution de paquets sains à partir de fragments erronés.

 

Opérateurs heureux
Ceci dit, la révolution est avant tout commerciale car les possibilités offertes par cette technologie constituent une aubaine pour les opérateurs et les diffuseurs. Un engouement qui s'explique aussi par les faibles coûts qu'implique la mise aux normes des équipements 3G : une simple mise à jour logicielle suffit. Les délais d'ouverture en exploitation commerciale sont donc très courts. La commercialisation est prévue pour le second semestre 2006 dans le cadre d'offres professionnelles et début 2007 pour le grand public.

HSDP... quoi ?

High Speed Downlink Packet Access. Le HSDPA est une technologie mobile qui promet des débits descendants (entre la station émettrice et le terminal mobile) bien supérieurs à ceux de l'UMTS. Elle permet en effet de dépasser le megabit par seconde, contre 350 kbps pour l'actuelle 3G et 200 kbps pour l'Edge. Et ce n'est qu'une première étape : son débit théorique atteint 14,4 Mbps. " Simple " mise à jour des réseaux 3G existants, le HSDPA sera lancé rapidement. Orange et SFR commercialiseront leurs offres pour les entreprises cette année, et pour le grand public en 2007. Les regards se porteront alors vers la cadette de HSDPA, HSUPA (High Speed Uplink Packet Access), qui optimisera les débits ascendants, entre le mobile et la station émettrice cette fois.

La sensibilité, pour accrocher le réseau

La sensibilité, pour accrocher le réseau

La sensibilite definit la capacite d'un mobile a accrocher le reseau de l'operateur

Habitants des grandes agglomérations, les problèmes d'accroche au réseau vous concernent peu. En revanche, dès que vous quittez la ville, vous vous retrouvez confrontés au traditionnel " je ne capte pas ". La sensibilité d'un mobile, sa capacité à accrocher le réseau, est devenu un critère de choix important. Elle correspond à l'aptitude d'un téléphone portable à recevoir des signaux de faible puissance. Plus le signal reçu est bas, meilleure sera sa capacité à accrocher le réseau. C'est de la qualité de l'antenne et donc du module radio intégré, située au cœur du téléphone, que tout dépend.

Connaître la sensibilité
Impossible de connaître ces informations sans passer par un laboratoire spécialisé. Si les opérateurs effectuent ces tests, aucun n'en publie les résultats auprès du grand public. Seul Mobiles magazine fournit aujourd'hui cette information dans ces pages. Concrètement, les tests de sensibilité durent 30 minutes en laboratoire. Un environnement dépourvu de toutes ondes magnétiques, susceptibles de perturber les tests, est créé. Les testeurs ont recours à une carte SIM spéciale, l'objectif étant de créer un micro réseau ne s'appuyant pas sur le réseau des opérateurs. Un signal est alors envoyé au mobile qui le retournera. Plus celui-ci sera proche du signal émis, plus la sensibilité sera bonne. Néanmoins, les tests de sensibilité ne peuvent constituer qu'un indicateur pour l'utilisateur. La couverture réseau de votre opérateur joue aussi un rôle important.