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Samsung Player Ultra : Rien que pour vos yeux

Publié le jeudi 17 septembre 2009 à 15h42 par Nicolas Six

Note : 79/100

Vite dit, vite lu

Malgré quelques défauts comme le navigateur Web ou l'autonomie perfectible, Samsung signe avec ce Player Ultra un mobile multimédia de très haut-vol, notamment en lecture de DivX et pour la capture de photos et de vidéos. Son design réussi et son clavier coulissant ne gâchent rien à l'affaire!

 

PLUS

Qualité photo Qualité vidéo Design

 

 

MOINS

Navigateur web Logiciel d’e-mails

 

Le Player Ultra est le deuxième mobile 8 mégapixels de Samsung. Il paraît encore plus réussi que le Pixon. Son design est très soigné. Son clavier mécanique est rassurant. L’Ultra mérite-t-il une carrière de star ?

Les mobiles Samsung n’ont jamais excellé en photo. Mais l’époque des clichés ternes et disgracieux est révolue. Le Player Ultra prend de superbes photos en pleine journée. Le résultat demeure correct le soir et en intérieur. Ses photos sont comparables à celles prises avec le Sony Ericsson C905, la référence des cameraphones. Les ingénieurs Samsung ont trouvé la recette des belles images. Espérons qu’ils ne la perdront pas car l’appareil photo reste la fonction préférée des acheteurs de téléphones mobiles. Samsung n’est pas seul sur le créneau des 8 mégapixels. LG, Sony Ericsson et Nokia lui font concurrence. Mais le Player Ultra est parfaitement armé pour les combattre. Il filme en 720 x 480 pixels, la qualité de ses images est proche de celle obtenue avec un caméscope !

Atouts en cascade
L’Ultra guide les piétons grâce à un GPS associé à Google Maps : pratique et agréable. Le dessin de l’Ultra est vraiment très réussi, Samsung n’avait jamais autant soigné le look d’un Player. L’Ultra est relativement bon marché : on le trouve à 400 euros sur Internet. Bref, c’est un achat extrêmement tentant. Il réussit le tour de force de séduire le cœur, la raison… et le porte-monnaie. Attention cependant à ne pas se laisser aveugler, car l’Ultra a aussi des défauts. Son navigateur web est presque inutilisable, son lecteur d’e-mails désagréable, sa coque prend facilement les griffes et sa batterie se vide en un à deux jours. De plus, ce n’est pas un smartphone : vous trouverez très peu de logiciels compatibles. Rien de tout cela ne vous paraît insupportable ? Craquez sans crainte. Vous ne le regretterez pas.

Ultra classe
Les designers ont fait du beau travail. Le Player Ultra dégage une classe indéniable. Sa façade en métal brossé lui confère un aspect “techno” assez masculin. Pourtant, l’Ultra est tout sauf un mobile froid. Le liseré rouge qui entoure l’écran apporte de la chaleur, impression encore accentuée par le clavier rouge et les fonds d’écran coloré. Le dessin des boutons de l’Ultra dégage de la rondeur. Le sommet du mobile est courbé et joliment biseauté. Samsung a forgé un alliage rare, mêlant classe et rondeur. Ce qui fait de l’Ultra un mobile distingué et populaire à la fois. Un objet réellement attachant. La taille du Samsung est remarquablement fine : il entre dans toutes les poches puis se fait oublier. Un exploit, Samsung ayant logé un clavier coulissant, un GPS et un capteur 8 mégapixels dans ses 13 mm d’épaisseur. L’écran Oled du Player Ultra est excellent : lumineux, contrasté, agréable. Mais attention, le Player Ultra est fragile : ses plastiques prennent les griffes très rapidement et la moindre chute laisse une trace nette. Il faudra donc protéger la coque des agressions extérieures.

 

Un peu de neuf
L’Ultra appartient à la famille des Player de Samsung. Leur ergonomie est désormais

familière : grand écran, menus dépouillés, pilotage intégral au doigt. On est loin de l’intuitivité d’un iPhone, quoique l’interface soit simple et agréable. Trop simple diront Samsung a supprimé le clavier virtuel azerty à vingt-six touches, remplacé par un clavier virtuel numérique à dix touches. Un choix peu pertinent. Les claviers virtuels azerty à vingt-six touches permettent de taper très rapidement. Beaucoup plus vite qu’avec un clavier mécanique à dix touches. Chaque nouveau Player reçoit quelques améliorations par rapport à ses prédécesseurs, l’interface de l’Ultra a donc légèrement évolué. À gauche de l’écran, la barre de Widgets est beaucoup plus large, plus lisible, plus agréable à utiliser. Samsung y a glissé une vingtaine de petits logiciels. On peut faire glisser leurs raccourcis sur le bureau pour le personnaliser. On y trouve : agenda, horloge, mémo vocal, Facebook, etc. En bas de l’écran, le nombre d’icônes a été ramené à trois pour plus de clarté. Lorsqu’on clique sur l’icône Menu, on entre dans le menu d’applications, légèrement plus lisible. Les icônes sont plus colorées, plus distinctes.

Une bonne idée mal exploitée
Certains utilisateurs, frustrés de trouver si peu d’options et de réglages. Habituellement, les Player se passent de clavier mécanique. Un clavier “virtuel” le remplace, affiché sur l’écran tactile. L’Ultra rompt avec cette tradition : il embarque un vrai clavier mécanique coulissant. Sur le papier, l’idée est bonne. Certains consommateurs demeurent rétifs aux claviers virtuels et aux écrans “tout tactiles”. Mais la concrétisation est décevante. Le clavier est étroit, les touches presque lisses. Le clic n’est pas très franc. Trois défauts qui rendent ce clavier plutôt lent. Celui, virtuel, du Player est presque aussi rapide. À chaque clic sur l’écran tactile, le Samsung émet une petite vibration qui donne presque l’impression de cliquer sur un vrai bouton. Agréable et rassurant.

Le souffle court
Sous le capot, le Player Ultra embarque une minuscule batterie de 880 MAh. C’est très insuffisant. Lorsqu’on utilise le Player intensivement, on doit le charger tous les jours. Lorsqu’on s’en sert uniquement pour téléphoner, son autonomie monte à deux jours grâce à une gestion de l’énergie très prudente. L’Ultra passe en mode veille en 15 secondes. Cette rapidité irritera certains utilisateurs. En conversation, sa qualité sonore est correcte. La vitesse de rédaction des SMS est moyenne.

Pas de Wi-Fi
Il manque au Player Ultra une antenne Wi-Fi. Heureusement, les utilisateurs réguliers du Wi-Fi sont rares. Car il est difficile de trouver des points d’accès en dehors de la maison. À l’inverse, la 3G+ est disponible partout en ville, et l’Edge partout en France. Ces technologies, dont l’Ultra est doté, permettent d’atteindre des débits de connexion proches de ceux d’un ADSL de base. Et cela suffit amplement pour le Player Ultra : il ne télécharge ni logiciels ni podcasts. Le Samsung embarque un GPS associé au logiciel Google Maps, destiné aux piétons, qui est assez agréable à utiliser. En revanche, rien n’est prévu pour le guidage en voiture. Côté mémoire, le Samsung est équipé d’une carte microSD de 1 Go. C’est trop peu : il faudra acheter une carte 8 Go (20 euros), puis la placer dans le slot microSD. Opération laborieuse. Il faut enlever la trappe arrière, qui résiste, puis désincarcérer la batterie du mobile, bien coincée elle aussi.

 

Des fonctions de haut vol
Les photos faites avec le Player Ultra sont superbes pour un mobile. Nous les avons comparées à celles du Sony Ericsson C905, le meilleur téléphone photo du marché. Résultat : match nul ! C’est une très grande surprise. Depuis des années, les mobiles Samsung étaient systématiquement en retrait face aux mobiles Sony Ericsson, référence indétrônable de la photo depuis le mythique K750i. Samsung a enfin rattrapé son retard technologique. Le fabricant rejoint Nokia et Sony Ericsson dans le club des fabricants de mobiles photo crédibles. En plein jour, le Player Ultra produit des clichés extrêmement fins, aux couleurs très agréables. Le W905 est battu d’un cheveu. En revanche, en soirée ou à l’intérieur des maisons, quand l’éclairage est faible, le petit capteur du Samsung montre ses limites. Les images sont dégradées par l’apparition d’un grain disgracieux, le “bruit” numérique. Le nombre de photos floues explose. Dans les mêmes conditions, le Sony Ericsson W905 produit des clichés un peu meilleurs que ceux du Samsung. Le Player Ultra filme en 720 x 480. Ses vidéos sont très fines, fluides, leurs couleurs sont belles. Le Samsung est l’un des rares mobiles à s’approcher de la qualité d’un caméscope. Dommage que le son soit si mauvais et que les vidéos filmées à moins d’un mètre soient floues. Le lecteur MP3 du Player produit un son de bonne qualité, fin, équilibré, naturel. Un adaptateur mini-Jack est fourni pour brancher le casque de son choix. Le Player Ultra lit également les DivX avec les sous-titres. Pratique en voyage.

De superbes photos
Les photos prises de jour sont excellentes. La différence avec un appareil photo numérique classique est presque imperceptible sur l’écran d’un ordinateur. En impression 20 x 30 cm, la différence est ténue. En revanche, les photos prises en soirée sont beaucoup moins bonnes. Quand la lumière manque, un appareil photo numérique compact fait souvent mieux. Le flash intégré au Player Ultra ne sauvera pas toutes les situations délicates. Peu puissant, il couvre seulement jusqu’à 1,50 m de distance.

Par Nicolas Six - Mis en ligne le jeudi 17 septembre 2009 à 15h42

 

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