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P1i

Sony Ericsson P1i : le plein de Ram

Publié le mardi 21 août 2007 à 15h24 par Gregory Nguyen

 

PLUS

La finition , Le clavier.

 

 

MOINS

Ni EDGE, ni HSDPA , La qualité des photos.

 

Un smartphone pour tout faire, "pro" avec son clavier idéal pour la saisie de longs messages et joueur avec un bel appareil photo 3,2 mégapixels... L'alchimie du Sony Ericsson P1 est-elle réussie ?

Sony Ericsson a pu nous confié durant quelques jours une version de présérie du P1, dernier né des smartphones Sony Ericsson UIQ 3.0. Une présérie bien avancée si l'on en juge par l'excellente finition du terminal. Les matériaux font bonne impression, que ce soit l'aluminium brossé autour de l'écran ou le plastique noir laqué. A l'extérieur, il reprend une architecture assez classique monobloc similaire à celle du m600i. Le P1 n'est pas encombrant : il mesure 10,6 x 5,5 x 1,7 centimètres pour un poids de 124 grammes.


Ecran tactile et clavier spécial

Associé à l'interface graphique UIQ 3.0 agissant comme une surcouche du noyau Symbian 9, le P1 intègre un écran tactile à manipuler directement avec les doigts ou avec le stylet, dont le logement se situe au-dessus de l'appareil. La résolution atteint 240 x 320 pixels sur une dalle TFT de 2,6 pouces puisant dans une palette de 262 144 teintes. Pièce maîtresse de smartphone, le clavier reprend le principe de fonctionnement inauguré par le m600i. Chacune de ses larges touches est associée à deux lettres de l'alphabet, le tout formant le fameux QWERTY (ce sera AZERTY sur les produits commercialisés en France). Déroutant de prime abord, ce clavier se révèle au bout du compte efficace, assurant la saisie rapide de vos e-mails. Il est, de plus, intelligemment géré du point de vue logiciel : un dispositif prédictif peut compléter le début de votre saisie et le P1 reconnaît automatiquement les champs réclamant des chiffres plutôt que des lettres. Sachez cependant que ce smartphone dispose de deux autres dispositifs de saisie : reconnaissance d'écriture depuis les tracés réalisés avec le stylet et clavier alphanumérique virtuelle. Pour le reste, la mise en œuvre du P1 adopte le même principe que ses glorieux aînés de la série P : une molette latérale vous permet de naviguer dans les menus et de valider. Elle est associée à un bouton de retour à l'écran précédent et à deux touches appelant directement le navigateur Web et l'appareil photo numérique.


Il ne Ram plus !

Le P1 est animé par un processeur Nexperia NX4008 cadencé à 208 MHz. Cette puce basée sur un cœur ARM9 dispose de deux spécificités : elle intègre un moteur matériel de chiffrement et un accélérateur vidéo. Ce même processeur que l'on retrouve également sur les autres smartphones Sony Ericsson semble ici plus rapide. L'explication est toute simple. La mémoire vive, Ram, passe de 64 Mo sur le P990 à 128 Mo. Dans la pratique, la mémoire vive restant réellement disponible pour vos logiciels est quintuplée, passant de 16 à 80 Mo. Ce supplément de Ram apporte une stabilité accrue et supprime les messages d'erreurs apparaissant lorsque le smartphone est à bout de souffle. Bien entendu, le P1 se montre davantage à son aise dans le multitâche. La capacité de stockage atteint les 160 Mo et peut être complétée par une carte mémoire Memory Stick Micro (M2) dont un exemplaire de 512 Mo est fourni.


Une section radio décevante

En reprenant les fonctions radio de ses prédécesseurs, le P1 déçoit un peu. En effet, il ne dispose que de 3 bandes GSM alors que la concurrence généralise les quadribandes. S'il est 3G, il se passe de l'Edge pourtant bien utile aujourd'hui en raison d'une couverture encore vacillante. Le HSDPA est encore ignoré. Pour les communications à plus courtes distances, ce smartphone intègre une puce Bluetooth 2.0 EDR compatible avec l'emploi d'un casque stéréo sans fil. Enfin le module Wi-Fi ne prend en charge que les réseaux 802.11 b limités à un débit maximal théorique de 11 mbps. Là encore, le P1 est en deçà de la concurrence. Le P1 se connecte à votre PC via un câble propriétaire USB 2.0. Le profil "stockage de masse" est supporté, vous pouvez donc glisser des fichiers directement depuis l'Explorateur de fichiers de Windows. Pour synchroniser, le recours au programme fourni sur le CD accompagnant le smartphone, PC Suite, est nécessaire. Il ne supporte pas encore Vista mais une mise à jour devrait rapidement être disponible.


Petit, l'oiseau

Capable de passer des appels vidéo via le réseau 3G, le P1 arbore au-dessus de son écran une petite caméra. Mais le plus important est au dos de l'écran. Il s'agit d'un appareil photo autofocus d'une résolution de 3,2 mégapixels, ce qui correspond à des clichés de 2048 x 1536 pixels. Entouré de deux leds blanches faisant office de flash, il se pilote au travers d'un logiciel complet mais se révèle peu pratique à l'usage. D'un part il ne se manipule de manière optimale que le téléphone en position horizontale et d'autre part l'accès à certaines commandes aussi basiques que le zoom numérique 3X réclame une certaine dextérité. Au final, le résultat est assez décevant, les photos présentant un voile désagréable. Pour la vidéo, la capture peut s'effectuer dans une résolution de 320 x 240 pixels mais avec un débit limité à 15 images par seconde. Là aussi, c'est moyen, mais il faudra attendre un smartphone finalisé pour figer définitivement notre jugement.


De nombreux logiciels

Le P1 arbore un écran d'accueil complet mais le système d'exploitation UIQ 3 réclame toujours une longue période d'adaptation car il est complexe. La plupart des logiciels sont accessibles depuis le menu principal où ils s'organisent en grands thèmes. Le multimédia accueille ainsi, outre les fonctions photo, le navigateur Web (Opera), le lecteur de flux RSS... Dans "loisirs", vous trouvez un lecteur audio compatible avec de nombreux formats ainsi que son homologue consacré à la vidéo. Une radio FM RDS est également de la partie, à condition de brancher les oreillettes fournies. Qui utilisent, c'est dommage, une prise propriétaire. La fonction TrackID est présente : elle permet d'identifier une chanson jouée à la radio. Toutes les possibilités d'utilisation d'un smartphone répondent présentes : gestion des informations personnelles (agenda, carnet d'adresses...), bureautique (exploitation de documents Microsoft Office et des PDF...), client de messagerie complet... Sony Ericsson rajoute un scanner de cartes visites passant par l'appareil photo pour un résultat surprenant d'efficacité.

 

En conclusion

D'ores et déjà stable et rapide, ce P1 encore à l'état de présérie devrait encore évoluer du point de vue logiciel dans les semaines à venir. Doté d'une belle qualité d'écoute, il nous réconcilie avec la plate-forme UIQ grâce à sa célérité accrue, à mettre au crédit des 128 Mo de Ram ! L'autonomie atteint en usage soutenu les 48 heures, mais ce chiffre est à prendre avec prudence car la batterie du produit final présentera une capacité supérieure. Plutôt élégant, il s'adresse aux personnes jouant la carte de la discrétion et désirant un terminal compact malgré un clavier complet. Au final, ce produit est séduisant même si nous aurions souhaité davantage d'innovations technologiques et une section radio plus complète. Son prix : environ 580 euros.

Par Gregory Nguyen - Mis en ligne le mardi 21 août 2007 à 15h24

 

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