HOME > SMARTPHONES > test du Sony Ericsson Xperia X1 : Les dessous cachés du X1
Publié le vendredi 27 février 2009 à 11h33 par Gregory Nguyen
Design et finition Panneaux personnalisés
Pas de compatibilité DiVX Pas d’accéléromètre
Annoncé en début d’année, le Xperia X1 devrait arriver au moment où vous lirez ces lignes dans vos échoppes préférées ainsi que chez certains opérateurs. Une bonne nouvelle pour de nombreux passionnés qui craignaient que ce smartphone ne soit qu’une Arlésienne.
Le X1 est le premier membre d’une nouvelle famille de terminaux regroupés sous la bannière Xperia. Celle-ci rassemblera des mobiles haut de gamme pouvant adopter des formes et des systèmes d’exploitation différents. Pour le X1, c’est une grande première puisque Sony Ericsson a retenu Windows Mobile 6.1. Une première infidélité à UIQ et à Symbian.
Une finition splendide
Ce smartphone adopte une architecture désormais classique : un clavier pleine taille coulissant prend place dans l’épaisseur du terminal dont l’affichage passe alors automatiquement en mode paysage. Le mouvement se fait dans la douceur grâce à un mécanisme bien maîtrisé. Le clavier, Azerty, se compose de quarante-deux touches plates et rétroéclairées en blanc. Refermé, le Xperia X1 met en avant un grand écran tactile de 3 pouces (7,6 cm) en 15/9e. Il affiche une résolution exceptionnelle de 800 x 480 pixels avec une dalle qui dispose d’une palette de 65 000 couleurs. Un chiffre qui peut décevoir à l’heure où la concurrence oscille entre 262 000 et 16,7 millions de nuances. En pratique, il n’en est rien et cet écran offre une qualité au-dessus de la moyenne. Au-dessous prennent place une série de touches matérielles (menu Windows Mobile, décrocher/raccrocher…) et un bouton central de navigation et de sélection. Celui-ci utilise un dispositif optique agissant à la manière du touchpad d’un ordinateur portable. L’arrière accueille un cache en aluminium dissimulant la batterie de 1500 mAh et l’emplacement pour une carte mémoire microSD facile d’accès. L’appareil devrait être fourni en France avec une carte dont la capacité variera en fonction des canaux de distribution. Une chose ne changera pas en revanche : la présence sur cette carte du film Iron Man encodé par la société française MobiClip avec une qualité impressionnante. La partie supérieure accueille l’appareil photo numérique 3,2 mégapixels et le flash. Notez qu’un second capteur prend place au-dessus de l’écran pour la visiophonie. Le flanc gauche héberge une prise mini-USB qui servira pour la charge et pour la synchronisation avec votre ordinateur. De l’autre côté, vous trouverez le curseur de réglage du volume et un bouton dédié aux fonctions photo/vidéo. La tranche supérieure sert de refuge à la touche d’allumage et à la prise casque. Celle-ci est au format standard 3,5 mm. L’ensemble sera disponible en deux livrées, noire ou grise comme notre exemplaire de test. Encore au stade de la présérie, il présente d’ores et déjà une superbe finition. L’ensemble semble très robuste. Le Xperia X1 mesure 11 x 5,3 x 1,6 cm pour un poids vérifié par nos soins de 158 grammes. Des mensurations raisonnables pour un terminal à clavier coulissant.
Une section radio complète
Ce smartphone haut de gamme – il devrait être commercialisé autour des 800 euros hors packs – ne déçoit pas en matière de possibilités de communication. En effet, nous retrouvons un module radio quadribande GSM, Edge, 3G, HSUPA et HSDPA 7,2 Mbits. Pour parvenir à cette intégration, Sony Ericsson a retenu une solution Qualcomm. Un seul composant intègre ainsi le module radio et le processeur applicatif. Il s’agit en l’occurrence d’un MSM 7200A cadencé à 528 MHz particulièrement vaillant face aux exigences de Windows Mobile 6.1. Cette puce Qualcomm fait également office de circuit graphique qui dispose en sus d’une accélération 3D compatible avec des standards du développement issus du jeu vidéo. Véritable merveille d’intégration, ce composant Qualcomm intègre d’autre part un module GPS ou plus précisément A-GPS. Wi-Fi répond également présent (le X1 est compatible avec la norme Wi-Fi 802.11 b/g) et Bluetooth aussi bien sûr. Sony Ericsson n’a pas lésiné sur la mémoire puisque vous trouverez 256 Mo de Ram. Au sortir de la boîte, le X1 met à la disposition de l’utilisateur 169 Mo pour le stockage et 153 Mo pour l’exécution des programmes. Bien entendu, ce terminal accepte les cartes mémoire haute capacité, au moins jusqu’à 16 Go.
Une interface remaniée ?
Pour ce premier smartphone sous Windows Mobile, Sony Ericsson ne se contente pas de reprendre tel quel l’OS de Microsoft. En effet, le constructeur a développé des panneaux offrant une couche graphique personnalisée. Par défaut, sept panneaux sont à votre disposition en cliquant simplement sur un bouton dédié. Le premier présente une grande horloge analogique qui occupe la moitié gauche de l’écran (en mode horizontal) avec une indication de la météo. L’autre moitié affiche la date et des icônes d’accès direct à certaines fonctions (gestion des technologies radio, ouverture des messages non lus…). Le deuxième correspond peu ou prou à l’écran standard de Windows Mobile, la fameuse page Aujourd’hui. Le troisième n’est qu’un économiseur d’écran évolué affichant une animation, des poissons, l’heure et la date. Un quatrième vous permet d’embrasser en un seul écran de nombreuses indications (rendez-vous, heure, date, météo, raccourcis vers vos applications préférées…). Un cinquième panneau se consacre à l’univers Google tandis que le sixième est dévolu au tuner FM. Enfin, le dernier panneau adopte l’interface de la PSP et de la PS3 pour accéder rapidement aux contenus multimédias de votre terminal. Ces différents panneaux sont plutôt réussis, tout d’abord sur le plan esthétique : ils donnent un sérieux coup de jeune à Windows Mobile mais l’OS de Microsoft n’est jamais loin et se rappellera souvent à votre bon souvenir. Au-delà, ces interfaces personnalisées sont plutôt pratiques à l’usage. Elles s’accommodent parfaitement du pavé tactile qui permet une navigation douce et précise. La haute résolution de l’écran tactile entrave l’usage des doigts car les boîtes de dialogue et les divers boutons semblent alors bien petits. Le recours au stylet s’avèrera alors bien plus pratique. Toujours en matière de logiciels, on ne peut que saluer la présence du navigateur Internet Opera qui s’avère bien plus pratique et rapide que le browser standard de Microsoft. De plus, il permet de lire des flux RSS. Autre bonne nouvelle, Google Maps est installé par défaut. Il permet d’apprécier la qualité du récepteur GPS intégré au X1. Avec ces données mises à jour au travers d’une connexion Internet, il s’avère capable d’établir votre position en quelques secondes seulement. En revanche, l’écran de 800 x 480 pixels semble poser des problèmes à certains logiciels de navigation tel iGo 8, plantant à chaque lancement. Des mises à jour sont attendues. Vous retrouverez également la version mobile de Microsoft Office qui permet d’exploiter pleinement les documents issus de la suite bureautique phare.
Multimédia et jeu
Comme nous l’avons déjà évoqué, le Xperia X1 intègre un tuner FM RDS permettant d’afficher le nom de la radio écoutée et de la suivre lors de vos pérégrinations. Le tout fonctionne parfaitement et bénéficie d’une interface à la fois esthétique et pratique. Comme toujours, la fonction radio nécessite le branchement d’un casque qui servira alors d’antenne. Bien entendu, ce smartphone est capable de lire vos musiques aux formats MP3 et WMA. Petite déception pour la vidéo qui n’accepte pas les formats DivX ou XviD comme sur le Player Addict ou le Blackberry Bold. Pourtant, le superbe écran du X1 aurait fait des merveilles. Autre point négatif, la puissance des haut-parleurs intégrés est tout juste moyenne. L’appareil photo autofocus d’une résolution de 3,2 mégapixels se pilote au travers d’un logiciel assez intuitif qui présente la particularité de vous permettre de déplacer la zone de netteté avec votre doigt glissant sur l’écran tactile. Les clichés obtenus sont d’excellente qualité malgré des prétentions techniques un peu en retrait à l’heure où les 8 mégapixels débarquent en force. Les vidéos sont tout aussi réussies. Outre le jeu standard de Windows Mobile, Sony Ericsson fournit plusieurs autres programmes ludiques. Notons un superbe et complet Sudoku ou encore un jeu de tir assez prenant.
À l’usage
En pratique, ce nouveau smartphone se révèle réactif, ce qui plutôt exceptionnel sur un smartphone Windows Mobile doté d’un écran haute résolution. Cependant, notre exemplaire de présérie présentait de temps en temps des difficultés à changer de mode d’affichage lorsque, par exemple, vous refermez le clavier coulissant. L’absence d’accéléromètre est également regrettable car il faudra déployer ledit clavier pour visionner une photo en mode paysage. C’est dommage, surtout sur un haut de gamme vendu près de 800 euros. Le Xperia X1 est cependant plutôt agréable. Ses qualités téléphoniques sont indéniables avec une sensibilité satisfaisante de prime abord. Le micro fonctionne parfaitement selon nos interlocuteurs mais la qualité d’écoute devrait encore être améliorée pour se rapprocher des ténors du marché. La batterie standard octroie à ce smartphone une autonomie étonnamment élevée. En effet, après avoir configuré un compte e-mail consulté automatiquement toutes les 10 minutes, le X1 a fonctionné près de 4 jours dans le cadre d’un usage courant, soit environ 25 minutes d’appels par jour. Certes, en activant Wi-Fi et Bluetooth, ce temps de fonctionnement fond comme neige au soleil mais la première performance est déjà suffisamment exceptionnelle pour être soulignée. Autonome, parfaitement fini avec un soupçon de noblesse apporté par l’aluminium brossé, ce X1 est bien né. Gageons que certaines améliorations surviendront d’ici sa commercialisation pour gommer quelques imperfections mais, de toute évidence, la première incursion de Sony Ericsson dans l’univers Windows Mobile est une réussite.
Test paru dans PDA et smartphones magazine no 41
Par Gregory Nguyen - Mis en ligne le vendredi 27 février 2009 à 11h33
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